L. M. var. graminicola 1. M. et la puccinia graminis
D. C., dont la première occupe la face externe, et la deuxième la face interne des feuilles, se dirigeant presque toujours d’après la direction des fibres.
En décrivant les cryptogames précedentes, jene veux point soutenir, qu’elles soient toutes également nuisibles; mais comme elles sont toutes herbicoles, elles sont par là même assujeties à nos soupçons.
Celles dont on a principalement observé l’influence funeste sur nos animaux domestiques sont: wredo ènconstans, puccinia graminis, pucciniola diadelphiae, aecidium confertum et ranunculacearum , mucor mucedo, érysiphe pisi, et zyloma cruciferarum. Leur noxibilité peut néanmoins être modifiée par bien des circonstances. Elle ne saurait être niée, quand les animaux usent de ces plantes, peu après leur développement, soit qu'il a lieu pendant le temps, que les phanérogames, qui les portent, sont encore en pleine végétation, soit qu’elles ne se développent entièrement, que dans les étables du laboureur. Si au contraire leur pous: sière fructifiante a été dispersée de l’une ou de l'autre manière, ou se trouveentièrement évaporéeetdesséchée, lorsqu'elles sont employées avec le fourrage, il n’y a point de doute, que leur qualité morbifique doit être diminuée de beaucoup, et même disparaître entièrement. De même quand la quantité est trop petite, les effets doivent être plus faibles, comme on l’observe avec beaucoup d’autres substances vénéneuses.
Il n’y a pas d’année, qui ne produise de ces’cryptogames, mais dans l’une elles peuvent se développer en
plus grande abondance, que dans l’autre.
Elles commencent par apparaître en petit nombre , mais d’année en année, suivant leur propagation, ce nombre augmente (*) de manière, qu’un fourrage, receuilli sur certains terrains, peut être très bon, pendant quatre, cinq, ou six ans, et devenir très malsain pendant le septième.
Vai cru devoir encore ajouter ces courtes observations, afin que, si l’on n’observe nas dans toutes les circonstances des résultats également frappans, on puisse plus ou moins s’en expliquer la cause.
(*) Gertes, elles peuvent aussi, par certaines influences atmosphériques , être anéanties et disparaître ; et ce dernier cas, comparé avec leur manière de propagation, peut nous expliquer, comment avec la cause occasionnelle le charbon peut quitter un pâturage pour aller se déclarer dans un autre, voisin du premier, comme on en trouve un exemple dans le rapport du médecin vétérinaire RwNDERs (Magasin, 1. 1, p.
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