VII. — SUR L’HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DE L’APPENDICITE
La proximité des organes génitaux et du vermis appendiculaire est-elle un danger pour la femme? On sait que la position pelvienne est en quelque sorte une des positions
AT Ps d Ft) grave), a trouve aujourd’hui l'approbation unanime ;
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normales de l’appendice. Différents auteurs ont constaté que cette orientation pelvienne de l'organe en question est plus fréquente chez la fr-nme; d’après Barnsby et d’autres elle serait de 32 p. 100 à 50 p. 100 et 60 p. 100 au lieu | de 20 p. 100 chez l’homme. €ette préférence $ ’explique, selon Ponsard, par « les troubles apportés dans la statique abdominale » par les grossesses, l’effet du corset ou bien enfin, — possibilité signalée par Vautrin — par l’adhérence congénitale du vermis à l’ovaire. Il est dont bien établi que l’appendice affecte volontiers chez la femme une position descendante. La proximité de cet organe avec ceux du bassin présente en effet un immense danger, si vraiment, comme nous l’avons vu prétendre par Pankow et son école, 60 p. 100 d’entre elles ont à subir une appendicite en pleine maturité. Maïs n'oublions pas avoir constaté de profondes divergences entre les opinions des cliniciens et anatomistes; enregistrons en plus un nouveau fait absolument contradictoire avec les principes proclamés par l’école fribourgeoiïise: au courant de nos 1.430 laparotomies l’appendice ne se montra atteint que 80 fois, soit en 2,99 p. 100 de tous les cas. Pankow cependant, examinant 150 vermis pris au hasard, trouva en 56 p. 100 les traces distinctes d’une appendicite révolue.
De telles divergences, non simplement théoriques, mais encore dans l’observation des faits, ne peuvent pas être expliquées autrement que par une conception et une définition différentes des affections de l’appendice cæcal.
A l’examen de ses appendices ectomiés, fondement de ses théories, Pankow se repose sur le résultat des études de Acchoff et de ses élèves, avant tout de Waetzold. La thèse d’Aschoff au sujet de l’appendicite aiguë (une forme phleg-
moneuse précédant une forme ulcéreuse, celle-ci bien plus son
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