I. — APPENDICITES SANS COMPLICATION GYNÉCOLOGIQUE
Les observations cliniques qui constituent notre matériel confirment en tout sens les réflexions et conclusions développées ci-dessus; elles soulignent la thèse de Dieulafoy, d’après laquelle l’appendicite vraiment chronique finit toujours par la formation d’adhérences aux environs; elles accentuent, avec non moins de précision, le jugement porté par Freund sur les fameuses constatations d’Aschoff, de Pankow, etc., constatations considérées par lui comme nullement correspondantes à l’état nommé cliniquement appendicite chronique. Nous avons donc extrait des 1430 journaux de maladie, les 80 observations, toutes inédites, qui relatent les appendicectomies pratiquées par un gynécologue pendant une longue période (1* janvier 1906-1° avril
Énnt Ds 1918). Pour leur analyse, nous nous tiendrons à la classif- ‘ation habituelle en:
1° Affections primitives de l’appendice;
2° Affections primitives utéro-annexielles ;
3° Affections simultanées et indépendantes des deux groupes d'organes.
En résumé, les thèses nous intéressant des auteurs souvent cités sont les suivantes : 60 p. 100 de toutes les femmes à la fleur de l’âge ont eu leur appendicite; en 56 p. 100 des opérations gynécologiques abdominales, on trouvera un appendice morbide; 22 p. 100 des annexites chroniques naissent d’une appendicite. Par conséquent, si vraiment cela était ainsi, aucune ou à peine une femme pourrait être attaquée d’une appendicite aiguë et grave sans que s’y joignent des complications gynécologiques, c’est-à-dire du côté des organes génitaux. Nous montrerons, tout au contraire, dans la suite d’abord un grand nombre d’appendicites sans complications gynécologiques, et encore nous prouverons que la majorité des affections simultanées du vermis et des organes pelviens sont de simples coïncidences, des processus entièrement indépendants les uns des autres.