‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 13 sur 35 · IX. — Conczusrons · texte numérisé non relu

IX. — Conczusrons

Tous les faits rapportés avec les réflexions qui s’en suivent facilitent notre critique et permettent d’ores et déjà de constater, combien les théories et les résultats ressortant des travaux de Pankow perdent de leur valeur dans ces nouvelles conditions. En continuant dans ce même ordre d'idées on rectifiera aisément d’autres exagérations et

De. UE

inexactitudes, pour arriver à des conclusions qui réduiront singulièrement la fréquence des rapports en question. Pankow lui-même attire l’attention sur le grand nombre de récidives dans l’appendicite. Un coup d’œil rapide sur les Statistiques à ce sujet nous fait voir les chiffres du pour- “entage varier entre 20 p. 100 (Matthes), 40 p. 100 (Koerte), 90 p. 100 (Karrenstein), 60 p. 100 (Kuemmel), 66 p. 100 (Burgéss) et 75 p. 100 (Krogius). Admettons une moyenne de 50 p. 100; admettons en plus que des 1430 malades de notre matériel 60 p. 100 aient vraiment déjà subi une appendicite ; 80 d’entre elles ont eu effectivement l’appendice enlevé; chez les autres 1350 femmes on aurait pu s’attendre en la moitié de 60 p. 100 (— 810) à une récidive; si les théories de Pankow, qui servent de base au présent calcul, étaient justes, une grande partie de 400 de nos laparoto- imiées redemandait forcément une interventions chirurgicale, Maïs, en fait, il n’y a eu que deux malades a rélaparotomier; aucune autre des 400 en question n’a dû recourir au chirurgien pour des troubles appendiculaires. Ce sont là des faits très importants, vu que les malades de l’Ecole de sages-femmes à Strasbourg reviennent à la consultation de cette clinique pour les plus insignifiantes affections postérieures. Ceci a été contrôlé durant de longues séries d’années. Dans le cas presque invraisemblable où une malade aurait été hospitalisée dans un autre service, il est certain que l’on aurait demandé son observation. En effet, toutes les cliniques, administrées par un bureau central, forment un ensemble: l’hôpital civil, seul hôpital général pour la ville et ses environs. Nous prétendons donc avec une assurance solidement fondée que les données et les chiffres de Pankow, d’Aschoff et de Kroenig sont de beaucoup exagérés et que les résultats de leurs recherches, formant le fondement de leurs statistiques, ne se conforment point aux observations journalières du clinicien,

L’argumentation d’un système visiblement défectueux

doit nous paraître suspecte; accordons-lui notre attention pour un instant. Que l’individu puisse passer par une crise d’appendicite aiguë sans s’en apercevoir était chose acauise depuis longtemps. Par contre, est-il admissible qu’une majorité de ces 60 p. 100 de femmes ait traversé une crise d’appendicite aiguë sans rien remarquer? Afin d’expliquer en partie une théorie insoutenable, son auteur voudrait voir cette première attaque placée dans l’enfance du patient; cette argumentation lui est du reste commune avec d’autres auteurs français, (dont nous parlerons tout à l’heure), notamment Rousseau et Cassard. L’appendicite passerait facilement inaperçue à l’âge où l’enfant localise à peine et avec difficulté la douleur, rendant ainsi presque impossible le diagnostic, Une hypothèse pareille est contraire à ce que nous savons des affections vermiculaires chez l’enfant. Chez le nourrisson, — c’est-à-dire aussi longtemps que l'enfant est incapable d’aider le médecin en localisant son inspection, — l’appendicite compte parmi les raretés. Si

vraiment l’enfant en est attaqué, il s’agit, comme l’affirme

Kirmisson, presque toujours de péritonite purulente généralisée ou à foyers multiples qui s’accompagne souvent de lésions du foie, des reins, des poumons, de l’endocarde. Voilà qui ne ressemble nullement à des cerises pouvant pas-

ser inaperçues ! À partir de l’âge de 2 ans, l’appendicite est

toute aussi dangereuse; les formes graves, d’après la thèse de Blais, comprennent chez l’enfant plus de 50 p. 100 des cas. Plusieurs auteurs, parmi-eux Alsberg et Springer, rappellent l'allure bruyante, souvent foudroyante de cette affection qui présente, on le sait, une mortalité d’environ 13 p. 100 au lieu de 2,9 p. 100 chez les adultes (Riedel), d’après Gordon même de 32 p. 100, chiffre vraiment effrayant. Comment, dans ces conditions, prêter foi à des arguments

© — 27 — semblables aux précités, comment, quand s’y joint une nouvelle exagération! Il s’agit de donner son avis sur la fréquence du rôle étiologique de l’appendicite pour les inflamtations chroniques des organes pelviens de la femme. Pour

Pankow les agents étiologiques se rencontrent dans les proportions suivantes :

Fubereulosé dit 20 2/4 22 p. 100 Gotiorrhéeiu? : Ponts xs 43 p. 100 Septicémietteun A, NUE 13 p. 100 Appendicite . ............ 22 p. 100

Kroenig fait suivre cette statistique d’une remarque significative; pour lui on a surfait, aux dépens de l’appendicite, l'importance de la gonorrhée dans l’étiologie des affections annexielles. Les Fribourgeois reconnaissent avoir admis l’appendicite comme cause d’une annexite toutes les fois où ils constatèrent au vermis ces lésions infinitésimales doit il a été question tout à l’heure et où ils ne trouvèrent plu: trace de tuberculose, de septicémie ou de gonorrhée. De rombreuses publications (entre autres celles de Schroeder ét de Hoerrmann) parlent et prouvent à l’encontre de cette émonstration; elles soutiennent toutes que, dans la grandemajorité des cas, le gonocoque est la cause morbifique. O: n’a plus rençontré de gonococci, nous dira-t-on! Cela ne Pouve rien ; une gonorrhée existant de longue date peut ne pls se confirmer par l’examen bactériologique; ïl est même dérontré par Doederlein que le pus dans un foyer enkysté de SC6rrhée devient petit à petit stérile. Cette fois encore nous Pisons dans notre matériel riche en observations des chiffr; contre les statistiques de l’école fribourgeoise. Nous avCs pu réunir parmi 833 observations, ana” lysées spécialeme dans ce but, 154 cas d’inflammation

chronique, le plus souvent purulente, des organes pelviens.

D’après la formule que nous contestons, nous aurions dans

22 p. 100, donc 33 fois, une appendicite comme cause d’une ,

affection génitale chronique; en vérité, nous avons noté après un examen minutieux cette Hore#on morbide seulement en 7 cas. | |

Le développement dé notre étude jusqu’à ce point permet de tirer deux conclusions : 1° le critérium microscopique proclamé et employé par Aschoff, Kroenig et Pankdw ne

dicite et maladies de femmes; 2° les chirurgiens qui considèrent comme atteint d’une affection quelconque unique-* ment le vermis, aux lésions macroscopiques, répondentilargement aux exigences et aux besoins de la clinique. Ils de-

résoud nullement le problème des rapports entre

vront comprendre sous ces dernières lésions aussi les appendices ayant à leur sommet une adhérence même-des plus fines et insignifiantes ; car bien souvent le sommet est

le siège de la première infection. Les vermis au contenu

anormal, voire au premier rang ceux avec un ou plusieurs coprolithes, demandent également à être amputés, malgé les auteurs qui ne les croient pas malades. Même Asch/ff se voit forcé d’avouer que le calcul stercoral localise linflammation à une certaine place et retarde la guérison, et cependant il avait nommé préalablement le coprolithe,(un compagnon paisible et inoffensif ». Bérard et Vigna‘d attribuent aux calculs une action d’aggravation plusiu’une action déterminante, Lanz enfin a de sérieuses indiétudes au sujet des stâses de sécrétion aux extrémités dStales et proximales du calcul. Tous ces auteurs dénoxent, pour ainsi dire, le danger créé par la passivité et/inertie du coprolithe; d’accord sur ses qualités aggraäntes, ils se déclarent ainsi indirectement pour l’ablatii de l’appendice calculeux. Seront à amputer enfin /us les vermes

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