‹ Sur les rapports de l'appendice cécal: avec les affections utero-annexielles contribution à l'étude de l'appendicectomie préventiveChapitre 3 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les rapports de l’appendice vermiculaire et des organes génitaux de la femme jouent un rôle d’une certaine importance dans la discussion du traitement chirurgical de l’appendicite. Cette discussion n’est pas close encore; l’intervention à chaud a bien son emploi exactement limité, tout comme celui de l’appendicectomie à froid ; l’opération systématiquement précoce est évidemment l’opération de choix et se montre, dans ses statistiques favorables, de beaucoup préférable au traitement expectatif et médical. Mais cela n'empêche que le chirurgien ait à juger aujourd’hui d’une . méthode thérapeutique plus récente, pour ainsi dire mo-

derne, méthode fortement, contestée: l’appendicectomie préventive. Le problème de cette opération prophylactique est pour bien des chirurgiens non résolu.

C’est ici que se place le rôle important des rapports entre l’appendice et l’appareil génital de la femme. Partant du danger que présente la proximité de ces organes en cas de maladie de l’un ou de l’autre, les partisans de l’appendicectomie préventive proclament la nécessité et l’urgence de cette opération surtout pour la femme. Il suffirait donc de prouver la réalité d’un grand danger provenant du voisinage du vermis appendiculaire et de l’utérus avec ses annexes pour démontrer la raison d’être d’une intervention prophylactique; tandis que l’on devrait au contraire se déclarer adversaire de cette méthode thérapeutique après avoir constaté des rapports plus ou moins inoffensifs entre les organes en question.

Prenant en considération tous ces faits, nous aborderons aonc dans ce travail l’étude des rapports entre les maladies de l’appendice et les affections utéro-annexielles et nous roterons scrupuleusement toutes les conclusions qui en découleront au sujet de l’appendicectomie préventive. La matière de notre travail est tirée de 1430 observations de laparotomie, toutes pratiquées à l’Ecole de sages-femmes de Strasbourg et dans la clientèle privée de son chef, M. le professeur H. Freund, depuis le 1% janvier 1906 au 1° avril 1918 ; ces 1430 malades, avec la seule exception des quelques appendicites mentionnées plus tard, furent opérées pour imdications gynécologiques.

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