I. — PARTICIPATION PROPORTIONNELLE DU SEXE FÉMININ A L’APPENDICITE
Les auteurs consultés offrent le tableau d’un désordre complet en ce qui concerne les rapports de l’appendice et des maladies de femmes. On rencontre les opinions les plus contradictdires, fondées sur des statistiques tout à fait différentes, parfois même diamétralement opposées les unes aux autres. À commencer par la fréquence de l’appendicite dans un sexe. Landau a prétendu que des affections vermiculaires se trouvaient 3 fois plus souvent chez l’homme que chez la femme, Delagénière et Manay ont toujours rencontré l’appendicite plus souvent sur l’homme. Si nous croyons Besson, il y a 3,4 hommes sur 1 femme atteints de cette affection. Maurin note 76,2 p. 100 à 23,7 p. 100. D’après Matthes, la proportion serait de 54 p. 199 à 46 p. 100; selon Haist, de 61 p. 100 à 38 p. 109 Sonnenburz constata, en 1905, entre 1000 cas d’appendicite, 63 p. 100 d’hommes et 37 p. 100 de femmes; Krogius, dans des
conditions identiques, 60 p. 100 et 40 p. 100. Notons encore les proportions suivantes, extraites de la thèse de Balz: Nothnagel, 105: 25; Sprengel, 73: 27; Bamberger, 36: 4. Les données de Rotter, qui établit, en 1896, une proportion de 44: 24, par contre, en 1900, une autre de 199: 182, prouvent combien sont incertains des résultats de ce genre. Heaton est d’avis que le nombre des femmes atteintes par l’affection en question est de 50 p. 100 inférieur à celui des hommes, sans doute à cause de la vascularisation plus intense du vermis par anastomose avec les vaisseaux ovariques droits. ‘ D’autres auteurs, d’une époque plus récente (Roemer, von Rosthorn, Gottlieb, Burgess), affirment que les processus morbides à base appendiculaire ne montrent aucune préférence pour l’un des deux sexes. Le « Compte rendu des maïsons de santé prussiennes » de 1911, nous rapporte les cas de 20.080 hommes et de 18.475 femmes qui y furent traités pour affections de l’appendice cæcal; ces chiffres ne présentent certes pas une différence sérieuse. Parmi ceux qui croient la femme plus souvent attaquée que l’homme, on rencontre les opinions les plus variées, depuis Karrenstein, qui, dans sa statistique d’un hôpital de Hambourg, constate une légère prévalence du « sexe faïble » en comparaïson à l’homme, jusqu'aux partisans de l’école de Fribourg (Brisgau), qui se plaisent à pousser à l’exagération leurs théories les plus hardies. A ia tête de cette école alleinande, se tronvent des noms connus comme ceux de Aschoff et de Kroenig et celui, moins connu de Pankow; tous les trois nous occuperont encore fort souvent dans la suite. Selon eux, la fréquence de l’appendicite chez la femme a toujours été sous-estimée de beaucoup; (environ 60 p. 100 de toutes les femmes à la fleur de l’âge ont subi une erise | d’appendicite » (Pankow). Etant données nos observations