‹ Sur les routes d'AsieChapitre 21 sur 71 · LE GÉNÉRAL NEDGIH-PACHA · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL NEDGIH-PACHA

«l'une loupe, le général considère attentivement une orange. El nous buvons noire café, lentement, à petites gorgées, très silencieux, tandis qu'au dehors le soleil embrase le chemin blanc, et que des oiseaux dorment, la tête sous l'aile, parmi les feuilles de pampre, au-dessus du bon nizam qui a repris, lui aussi, son somme interrompu.

Enfin, le pacha, tendant vers nous son grand nez qui s'allonge sous le front fuyant et le fez rejeté en arrière, nous adresse quelques mots d'un air éteint. Negdib parle mal le français et ne le comprend que si l'on prononce les mots 1res lentement. Par-dessus le marché, il est un peu sourd, ce qui complique singulièrement les difficultés de la conversation. Nous comprenons, toutefois, que le général est fort inquiet : il y a une maladie sur les oranges. Comment faire?

Est-ce que le célèbre Pasteur n'inventera pas quelque nouveau remède pour combattre ce fléau? Nous rassurons de notre mieux Son Excellence, et nous tachons, par des transitions savamment praduées, de passer de la maladie des oranges h l'objet de notre visite. Le liva écoute, non sans défiance, les explications du commandeur Spadaro, essaie de me décourager en m'assurant lue je ne trouverai rien, et finalement propose de nie guider en personne dans mes recherches archéologiques.

La oaserne est construite en terre battue, con-

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soEoée par des pjms «e im* «f p„ quelq ««ses de pern* oe taaûe. Deux faclionnaii partant 1 màf «nme Men de Ilufcrtaïe, quelqi officiers de rrade incertâim sort debout sur perron de rentrée. Lappnocfee 4e notre cortè «4 la vue du puerai mettenl tant le monde s pied. Quand nous jurons devant les guérite une toîx formidable retentit : ifa** o«r. f Les se linelles pt>ésentent les armes. Les hommes ( f<*ste se lèvent et saluent. Le clairon sonne...

A ce moment, Xedgib-Paeha m'a paru toi

a,atre; son visage a pris une expression que ,

0é» lui avais point vue tandis qu'il regardait,

levers sa loupe, la peau picotée de son oranj

^jjalade. Il s *est redressé dans sa tunique noir

^pforement ornée, aux manches, de trois galo

d*oTi el soudain, il m'a paru très grand... U:

r Î5ion rapide de la vieille Turquie, nation mi

^ire que la paix use et épuise, a illuminé bru

peinent cette pauvre caserne mal tenue. Co

f u5 ément, j'ai revu, comme en un songe v;

effacé, les splendeurs de Soliman le Magnifiqu

la ffloire éclipsée de la Horde, l'héroïsme de cel

résistance désespérée, dans un camp retranc

qui se rétrécit de plus en plus, et j'ai peu

qu'avant la solution de la question d'Orient, il

aura encore de nouveaux Plewna.

Nous traversons des corridors, des chambré où les sacs gisent à terre, et où les râteliers

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