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Un deuxième volcan, à double pic et sans nom connu

(1) Voyage autour du mondey par Lutké^en 1816-1819, t. III, p. 21-24.

se trouve un peu à Test du précédent. Grewingk qui le place par 54»48'48' de lat. et 163*»3/4 de long., le regarde comme étant probablement le Khaginak de Sauer.

27. Le Progromnoi ou Nossowskoï (des noms des deux villages entre lesquels il est situé), se trouve à six milles de la côte sud-ouest. Suivant Kotzebue sa hauteur est de 864 toises (1 684 m.) et de \ 178 toises (2290 m.) suivant de Charaisso(4). Kotzebue donne à ce pic, en forme de pain de sucre, répiihète de majestueux; il s'élance presque immédiatement de la mer. Grewingk le place par 84» 1/2 de lat. et 164<»3/4delong.

28. Khudobin place à 84«32' lat. N. et i67*>2' long. 0., un quatrième volcan (sans nom) que Lutke confond avec le Progromnoi.

29 et 30. Un cinquième et un sixième pics, tous deux très élevés et sans noms connus, sont situés à l'extrémité nord-est.

Il est de tradition dans l'Ile qu'il y avait autrefois un volcan (aujourd'hui éteint) sur la chaîne qui s'étend au NE. du Progromnoi. On parle aussi d'un autre volcan situé au NO.; les vieillards se rappellent encore une éruption qu'aurait faite, vers 1798, un petit volcan situé sur la pente nord du Progromnoi : des flammes sortirent d'abord, puis, au milieu d'un fracas épouvantable, elles furent remplacées par une pluie très dense de cendres blanches. Il est probable, dit M. Berghaus, que cette violente éruption brisa le sommet de la montagne et fit rouler dans la plaine des masses de glace mêlées de pierres, au milieu d'un torrent boueux, et que telle est l'origine de ces roches éparses qu'on remarque encore sur divers points des flancs du volcan et

(1) ChamUso ajoute quMI surpasse le Mackuschkin d'Unalaschka et tous les pics seoiblables des Us voisines (Otto tod Kotzebue, Entdec» kungS'Reise, t. IH, p. 165;.

au milieu desquelles apparaissent d'énormes morceaux de glace non fondue.

31 . On parle aussi d'un volcan situé sur le cap Saruitscheff où s'élèvent encore aujourd'hui des jets de fumée dans de grandes fentes de rochers. Dans divers endroits, situés entre les villages de Progromnoî et de Schischaldinskoï, se trouvent des eaux chaudes, des e^^pèces de marécages où l'on recueille une grande quantité de soufre.

32. Il y a encore quelques autres petits cratères qui émettent de la fumée. C'est à l'un d'eux qu'on doit rapporter l'éruption du mois d'octobre 1826 (Voyez plus loin à cette date), qui couvrit l'Ile Sanack de cendres et en porta môme jusqu'à Unga, c'est-à-dire, à une distance de 50 milles allemands (1) ou de 370 kilomètres.

Parmi ces volcans, ou mieux parmi ces huit bouches volcaniques que Berghaus et Landgrebe signalent à Unimak, de Buch n'en mentionne qu'un seul, YAgaiedan : * Ce volcan, dit-il (I. c, p. 489), est la partie moyenne de trois montagnes élevées qui s'aperçoivent de loin ; c'est un cône régulier par le sommet duquel s'échappe une grande masse de fumée (Sauer, p. 164). Kotzebue évalue sa hauteur à 8167 pieds de Paris (1 678 m.). »

Sauer en nomme trois; ce sont, en venant d'Unalaschka :

Le premier, Kougidan Kaïgoiitchin ; Le second, Agatfédan ;

Et le troisième, Khaïginak (Sauer, 1. 1, p. 307-309 de la trad. française. Voyez notre seconde partie à l'an 1790),

La carte de Coxe (citée plus haut à l'article des quatre montagnes) ne porte qu'un volcan dans l'tle d'Unimak. Il est indiqué sous le nom à'Agneda dans la légende.

(1) Le mille aUemand^ de 15 au degré^ vaut 7 408 mètres.

lies Fribneloff.

Au nord de la série des Aleutiennes se trouvent les lies Piibûloff, nie Saint-Georges, lat. 86" 38' N. et long. 188* 30' E. et nie Saint-Paul, lat. 87« 8' N., long. 187» 49' E Elles surgissent presque à pic du sein des eaux. Le plus haut sommet de Saint-Georges atteint 169 toises (329 m.) au-dessus de l'Océan : la lave et les scories qu'on y trouve accusent une activité éruptive antérieure. D'ailleurs on a remarqué plusieurs fois des flammes qui sortaient du sein de la mer, au NE. de ces lies et les habitants pensent qu'il doit s'être formé un cratère d'éruption dans ces parages. Toutefois on n'y connaît pas de volcan.

« Un Aléoute, dit Postels en parlant de l'Ile Saint-Georges 0- c. , p. 30) bravant la fureur des vagues, s'était hasardé à s'approcher de notre vaisseau ; il me donna» sur ma demande, une pierre qu'il avait prise sur le rivage oriental et qui lui servait de lest. A la surface, ce galet était décomposé et ne pouvait par conséquent être reconnu de suite; la cassure me montra un basalte compact à fin grain avec de beaux cristaux. »

Pribouloff qui l'a découverte en 1786 et y a passé l'hiver, dit qu'elle était inhabitée et entièrement couverte de matières volcaniques (1).

« L'ile Saint-Paul, dit de Humboldt, l'une des deux lies qui composent le groupe Pribytow (sic) , situé isolément dans la mer de Behring, est volcanique à un haut degré ; la lave et la pierre ponce y abondent. Au contraire, l'Ue Saint-Georges ne contient que du granité et du gneiss. > (Cosmos, IV, 412).

(1) Saucr, ioc, cit., t. 11, p. 23.

Le 26 octobre 1826, le capitaine Beechey a vu nie Saint- Paul; elle se distingue, dit-il, par trois pics, qui, l'un notamment, ont l'apparence de cratères (1).

« L'Ile S*-Georges, avec ses crêtes aplaties de roches en fragments et ses bords escarpés, forme une espèce de table de médiocre hauteur et de peu d'étendue, qui s'abaisse à l'est où la plage est basse. Le bord donne une idée du profil général. La roche parait être un porphyre argileux (Thonporphyr) comme à Unalaschka ; les falaises sont en partie composées de gros blocs d'une lave poreuse.

« L'Ile S*-Paul est plus grande et plus basse que S'-Georges. Quelques collines seulement s'élèvent dans l'intérieur, l'une d'elles forme un cône dont la pointe est très émoussée. Les bords descendent en pente douce à la mer où ils forment quelques promontoires et des presqu'îles. Des récifs se détachent de l'ile et forment des écueils isolés (comme Boberinsel) qui ne sont pas sansdanger pour la navigation. La presqu'île sur laquelle se trouve L'établissement, est formée en partie de monceaux de scories volcaniques, et en partie d'une lave poreuse semblable à du mâchefer. Sa surface arrondie et sans végétation encore en plusieurs endroits, prouve d'une manière non douteuse qu'elle est le résultat d'une coulée. Provient-elle de la mer ou la montagne qui l'a vomie s'est-elle affaissée? — Dans l'état actuel de l'Ile, il serait difficile de la rapporter aux collines éloignées et basses de l'intérieur dont la surface horizontale s'étend jusqu'à la mer. Un profil > pris du point où nous avons abordé, montre évidemment que tes couches sont horizontales.

« Plusieurs fois on a vu de S*-Georges et S*-Paul du feu brûler à la mer et on croit avoir, dans des jours clairs, dis-

(i) Narrative of ihe Voyage to the Pacific and Bering's Straii, 1. 1, p. 449.

tingué la terre dans le sud-ouest de S*-Paul. Nos recherches nous ont prouvé que cette dernière assertion est erronée; quant au premier fait, il peut être le résultat d'un phénomène volcanique » (1). — Voyez plus loin à 1818.

En 1842 et 1843, M. Ilia Wosnessensky a parcouru les lies Aléoutes et a séjourné trois fois dans celles du groupe Pribuelow ; il en a rapporté des échantillons des roches suivantes : « Lave rouge et noire, très poreuse sans que les pores en soient remplis. La lave rouge se trouve dans la partie nord de Tlle S'-Georges. A une altitude de mille pieds, on voit de nombreux blocs de lave noire et scoriacée entassés les uns sur les autres. Les coulées au bord de la mer ont une puissance de six pieds au-dessus du niveau des eaux. La même lave est encore très répandue aux environs de l'établissement ru^se qui parait reposer sur elle. Sur le côté nord du port se trouve le basalte (lave basaltique) contenant beaucoup d'olivine et d'hornblende. Le passage de l'augite à l'hornblende (uralite) est remarquable. On y trouve aussi du feldspath vitreux très friable et une roche argileuse (Thongestein) très tenace. Une argile plastique bleue contenant du talc a aussi été rapportée de File S'-Faul. Parmi les échantillons de cailloux, on remarque une roche phonolitique bleuâtre avec de petits cristaux de spinelle et même d'hyacinthe. Ces cailloux semblent être les mêmes dans les deux lies principales du groupe. » (Grewingk, 1. c, p. 187.)

H. Wosnessensky était préparateur du musée zoologique et voyageait aux frais de l'académie des sciences de S'-Pétersbourg, sur les bâtiments de la compagnie russo-américaine. De 1839 à 1849, il a visité la Californie, les Aléoutes, le Kamtschaka et les Kouriles.

(1) GhamisBo, Bntdeckungs»Reise von Kotiebue, UIII, p. 168.

Prescia'llo d'AlJaska.

La péninsule d*AIjaska qui, dans son plus grand développement» a une étendue de 110 milles allemands de longneur, présente dans la forme de ses côtes des contrastes très rares. La côte SE. est roide et escarpée, coupée d'anses et baies innombrables, hérissée d'ilôts, de rochers, d'écueils, de bancs de sable (les uns s'élevant au-dessus des eaux, les autres toujours cachés dessous) entre lesquels la mer a souvent une profondeur extraordinaire. La côte NE. au contraire est uniformément plate et se termine à la mer en terres basses sous forme de plan incliné; elle a seulement quelques baies tout-à-fait insignifiantes et sans importance. Sans être dangereuse à la navigation, puisqu'elle ne présente pas de bas-fonds, elle est impropre au mouillage. Parallèlement à cette côte et sur presque toute la longueur de la péninsule, s'étend une chaîne, qui dans la partie SO. élève ses pitons jusque dans la région des neiges; au NE. au contraire, elle s'abaisse d'autant plus qu'elle s'éloigne davantage des cOtes et que la péninsule prend une plus grande largeur. Malheureusement on ne sait rien sur la hauteur absolue de ces montagnes, les mesures manquent ; mais il est certain qu'en divers endroits, il y a des dépressions considérables , des espèces de failles gigantesques, par lesquelles on peut sans trop de peine passer d'un côté à l'autre : c'est ce qui a lieu par exemple sous le méridien de 163'' long. 0. où la baie Holler (côte nord) et la baie Pawlowski (côte sud) sont réunies par un isthme peu élevé, de 5 verstes environ de largeur et qui présente un passage facile (Berghaus).

Cet isthme, signalé par M. Berghaus comme offrant un passage facile 4'un côté à Tautre de la péninsule, n'est pas

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le seul qu'on y rencontre. H. Grewingk en compte six qui se trouvent en allant de l'ouest à Test :

Le premier, entre la baie d'Isembeck (vis-à-vis Tlle d'Amak) et celle de Morosowsky, à Test du volcan de même nom, sur la côte sud-est. C'est une plaine basse avec plusieurs lacs qui la réunissent à la baie d'Isembeck.

Le second est celui que Berghaus a signalé. Grewingk fait remarquer avec juste raison qu'il est double» car de la baie Holler on peut encore passer sur la cAte opposée par une vallée dans laquelle se trouvent deux lacs et une rivière qui se jette dans Stepowoj-Bai, de l'autre cdté de Ttle Unga, au nord des lies Scbumaginsky.

Le troisième de ces passages que les Russes désignent sous le nom de Perenoss» est aussi double; il conduit de la baie Heyden à Tchignik-Bai vers le sud et à Kisbulik vers l'est.

Le quatrième est formé par la rivière Utschaguk, fes lacs Nugaschek et Ninuan-Tugat dont les eaux se versent au nord dans la baie de Bristol, et au sud dans celles de Kialakwit et de Puale.

Le cinquième part du lac Naknek qui communique à Bristol-Bay d'un côté et de l'autre avec le détroit de Shelechow par deux rivières qui y débouchent au nord de la grande lie Kadjak. Celui-ci est encore double.

Enfin, le sixième réunit le grand lac Ilaemna, qui s'étend au fond de Bristol-Bay à la baie de Kamuschatskaja, à l'ouest de l'Ile S*- Augustin dans Cook's-Inlet. C'est à cet isthme ou Perenoss que finit la presqu'île d'Aljaska.

Tous ces passages sont couverts d'alluvions et marqués sur la carte de l'auteur comme appartenant au diluvium.

« Dans la plupart des notices sur Alaeksa, dit Grewingk, on trouve ordinairement que la chaîne de montagnes hautes et escarpées, qui parcourt la péninsule et qui n'a pas plus de six milles géographiques de largeur, est coupée ou interrompue plusieurs fois par des vallées qui la traversent.

Cette manière de voir doit être rectifiée ; elle semble indi* quer qu'il n'y a pas de pics ou de cimes isolées proprement dites, mais que la chaîne se termine par un faite géométrique (sic dans le texte), ou que c'est seulement une série linéaire de montagnes plus ou moins élevées et de nature volcanique (une chaîne d'éruption), qui doit être considérée comme le prolongement du soulèvement auquel les Aleutiennes doivent leur origine.

(f Entre ces montagnes le sol est en place, peu altéré, sans aucun changement qui en trouble la concordance et forme ces dépressions qu'on appelle des Perenom ou Trageplatze, que, d'après les descriptions que je viens de rappeler, on ne pourrait prendre pour des p^^^sos (Gebirgspaesse).

« D'après ce que nous venons d'en dire, Alaeksa nous présente l'image évidente d'Iles qui ne sont plus dans leur état primitif; à peine peut-il être question d'y rechercher une chaîne de montagnes dont les divers anneaux se rattacheraient entre eux pour en former un tout complet. Il est possible qu'autrefois le sol ait été plus bas et qu'alors la péninsule actuelle, l'AIaeksa de nos jours, ait formé plusieurs lies qu'un soulèvement graduel a fait surgir postérieurement du sein des eaux, en donnant à la presqu'île le relief sous lequel elle se présente aujourd'hui » (Op. cit. y p. 44-46).

Au reste, cette opinion n'est pas nouvelle chez les Russes, comme le prouve le passage suivant de Coxe : « Krenitzin passa l'hiver de 1768 à 1769 dans le détroit d'Alaxa. En reconnaissant ce détroit et la côte d*Alaxa» les Russes aper- ' curent plusieurs cratères éteints dans les terres basses près du rivage, où le sol produisait peu de plantes. Cette observation ne suppose-t-elle pas que la côte a essuyé des bouleversements considérables depuis 17627 » (Coxe, op. cit., p. 152.)

A ces renseignements empruntés à Berghaus et à Grewingk et qui laissent encore à désirer, nous ajouterons

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ce que de Buch et Postels ont écrit sur cette presqu'île peu connue.

« Alaska. Les montagnes de granité forment actuelle* ment une crête aiguë et fort élevée qui s*étend à travers la presqu'île d'Alaska jusqu'à l'origine du Cooksinlet. Elles sont précédées de montagnes de schiste argileux, et ne se présentent plus à la base, mais au milieu même de ces montagnes. Les deux pics qui terminent Alaska sont d'une hauteur prodigieuse. Le premier au NE., qui, par suite d'une éruption en 1786, s'affaissa sur lui-même, parait cependant encore avec son sommet tronqué être le plus haut et s'élever considérablement au-dessus du pic d'Unimak. La neige recouvre non seulement le cône du volcan, mais encore les deux tiers de la base sur laquelle il s'élève (1). »

Ainsi , de Buch ne signale ici que deux pics volcaniques et rapporte l'éruption de 1786 à celui du NE. Mais quel est ce volcan ? Nous verrons un peu plus loin qu'il reste encore des doutes sur ce point.

« La presqu'île Aliaska, dit Postels, est traversée par trois séries de montagnes qui portent les noms de Moriùvski, i'Ivanof et de Pavlof. Dans la dernière se trouve un volcan de même nom qui, en 1823, s'est ouvert de nouveau et annonce, dit-on, jusqu'à présent son activité intérieure, par les colonnes de fumée qui en sortent. Un autre volcan se trouve dans la partie NE. de la presqu'île; il a la forme d'un cône régulier, et l'on dit qu'il surpasse en hauteur le plus élevé des volcans d'Ounimak.

« Le côté occidental de la presqu'île tombe à pic du côté de la mer, et montre, à une hauteur de 300 pieds, des couches parallèles dans lesquelles doivent se rencontrer en

(!) De Buch, ioc. cit, p. 460, d'après Ghamiaso, p. 165. - Otto von Rotzebue, Entdeckungs-ReUe in den J. 1815. — 1818, t. UI. VTeimar, 1811, 8 vol. in-4<».

M TREMBLEMENTS DE*TBRRE

multitude des coquilles fossiles bivalves ; je n'ai pu apprendre quelle est la composition de ces couches. A Tun des promontoires se présente un grès fin et compact dont les indigènes se servent comme de pierres à aiguiser. M. Kaslalsky, naturaliste sur la corvette le Mollery a apporté de différents endroits des rivages de la presqu'île Aliaska, les productions suivantes : des scories volcaniques, de la pierre-ponce, du sable ferrugineux, des galets de chalcédoine, du quartz hyalin blanc, du jaspe, du syénite, du granit, de la serpentine, du porphyre de différentes variétés , et du grès. » (Voyage de Lutke , t. III, p. 26.)

Les volcans de cette péninsule ont été jusqu'ici l'objet de peu de recherches et d'observations ; tout ce qu'on sait, c'est que, d'après les renseignements qui méritent le plus de confiance, il parait qu'ils sont renfermés dans la partie sud-ouest, c'est-à-dire dans la partie de la péninsule où s'élèvent les plus hautes montagnes et qu'ils ne dépassent pas 164» de long. 0.

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