PLUIES. — ORAGES
Les dépressions, troublant l'équilibre, provoquent des courants qui, mettant en contact des parties d'air humide d'inégale température, déterminent des courants électriques ; la vapeur d'eau se condense plus ou moins et se montre à nous sous forme de pluie, grêle ou neige. Les orages et les pluies sont plus fréquents dans les montagnes, à cause de l'obstacle qu'y trouve le mouvement moléculaire pour y créer ainsi la marée haute à côté de la dépression, ou marée basse, et des plus grandes différences de température.
En été la chaleur solaire, jointe à la grande hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon, augmente les dépressions : il en résulte les orages. L'aiguille aimantée signale les dépressions, à cause des courants électriques qui en sont la conséquence. Une augmentation de la chaleur du soleil, accentuant les dépressions, doit troubler davantage l'équilibre de l'atmosphère et être accusée par l'aiguille aimantée, faits absolument d'accord avec l'expérience.
COUBAITS. — YIITS
Les courants ou vents sont provoqués par l'équilibre rompu : ils vont vers les dépressions. Nous n'insisterons que sur les communications importantes qu'a faites M. Mascart les 10 mai et 21 juin 1897, à l'Académie des sciences, en présentant deux notes se complétant l'une l'autre : l'une de M. Angot, sur les courants constatés à la tour Eiffel ; l'autre du R. P. Dechevrens, sur ceux relevé à Zikawei (Chine) à la latitude de 3i°.
M. Angot a remarqué pendant le jour un excès de courants du sud, et pendant la nuit un excès de courants du nord ; tandis que le R. P. Dechevrens a constaté la situation inverse à Zikawei. Nous avons reconnu que sous l'action de la force centrifuge il existait deux grandes dépressions : l'une dans la région nord, l'autre à l'équateur. Pendant le jour la chaleur solaire, diminuant le frottement moléculaire, augmente ces dépressions : à Paris la dépression du nord provoque un courant du sud, tandis qu'à Zikawei la dépression équatoriale donne naissance à un courant du nord. La nuit, les deux dépressions, diminuant relativement, déterminent des courants inverses.