‹ Sur les tremblements de terre: Pressions différentielles dans les fluidesChapitre 9 sur 16 · VARIATION DIURNE DE LA DÉPRESSION ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

VARIATION DIURNE DE LA DÉPRESSION ATMOSPHÉRIQUE

Les mouvements de l'atmosphère nous sont accusés d'une façon précise par le baromètre, et les diagrammes des variations diurnes des pressions en différents lieux justifient bien les considérations précédentes.

Nous citerons deux exemples très concluante fournis par M. H. Mohn, directeur de l'observatoire de Christiania, dans son remarquable Traité des phénomènes de Patmosphère, dont la traduction a été donnée, en 1 884, par M. H.

de Parville.

Les courbes que M.

Mohn a tracées (fi g. 10)

de la variation moyenne Fig. 10.

diurne de la pression à Batavia et de la variation diurne en janvier et en juillet à Christiania confirment dans leurs moindres nuances notre hypothèse, et donnent dans leur ensemble une haute idée de la précision des opérations faites et de la puissance des moyennes.

A Batavia, on remarque deux dépressions : à 4 heures du matin et à 4 heures du soir. Le mouvement moléculaire horizontal commence à 6 heures du matin, où il est nul, pour passer par un maximum à midi et redevenir nul à 6 heures du soir ; de même pour la nuit. Il provoque une dépression qui atteint son maximum au moment où le courant contraire du fluide, qui tend à rétablir l'équilibre, est égal au mouvement moléculaire lui-même, ce qui a lieu un certain temps avant le lever ou le coucher du soleil. L'heure est la même parce que, tout près de l'équateur, sin H passe par les mêmes phases le jour que la nuit. Mais la dépression du jour est le double environ de celle de la nuit, parce que la chaleur diminuant le frottement,

c'est-à-dire la résistance à vaincre, augmente le refoulement moléculaire vers les pôles, par la force centrifuge et l'astre attractif.

Si nous nous reportons à la figure 1 1, nous observons qu'à Christiania, dont la latitude est d'environ 6o°, il n'y a pour ainsi dire qu'une seule dépression, peu considérable, surtout en hiver; sin H n'a, à vrai dire, qu'un maximum en vingt-quatre heures : sin 53° à midi en été et le même à minuit en hiver. La dépression d'été est plus forte que celle de l'hiver, à cause de la chaleur, mais elle a lieu à la même heure du soir environ que celle du matin en hiver. Les deux dépressions atteignent leur maximum à une heure tardive,

parce que l'astre reste longtemps au-dessus ou au-dessous de l'horizon, et que le mouvement moléculaire, qui lutte contre le courant contraire, n'est pas nul à 6 heures comme à Batavia. Mais ce qui est *** "• tout à fait remarquable,

c'est la petite dépression observée à a heures du jour en hiver, un peu avant le coucher du soleil. Malgré la faible valeur de sin H à midi, sin 7 , elle se crée grâce au concours de la chaleur, circonstance qui n'existe plus pour l'égale valeur de sin H en été, la nuit.

CYCIME

Supposons que tous les éléments des troubles de l'atmosphère aient atteint à la fois leur maximum de puissance, au golfe du Mexique, par exemple. H y a nouvelle lune et les deux astres à midi sont à go° au-dessus de l'horizon du golfe ; la chaleur solaire est extrême.

NOTES COKPUllUDfTAIRKS. 39

Le mouvement moléculaire des astres SN atteint son maximum, sin H étant égal à i ; son action s'ajoute à celle de la force centrifuge qui a lieu dans le même sens, et, sous l'influence de la chaleur, le refoulement est maximum. Cet excès de courant moléculaire de Péquateur vers le nord, trouvant en partie obstacle contre les côtes nord du golfe, y détermine une surélévation ou marée haute qui revient en arrière, vers la dépression, sous forme de courant général, pour constituer avec un autre courant du sud, moins violent, un courant général circulaire grâce à la rotation de la terre : c'est la naissance du cyclone.

Les tornados, trombes, typhons n'ont pas d'autre cause. On expliquerait de même les moussons, dont la dépression solaire fixe la direction : du SO, d'avril à octobre, et du NE, d'octobre à avril.

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