TRBMBL. DE TE1AE
4a SUR LES TREMBLEMENTS DE TERRE.
Mais, d'après notre expression f sin H + f sin H', le plus grand refoulement moléculaire a lieu au-dessous des planètes, c'est-à-dire dans la région équatoriale. On observe, en effet, que la rotation du soleil va en diminuant de l'équateur aux pôles (voir fig. 9).
Si cette nouvelle conséquence de notre hypothèse est vraie, la terre doit tourner plus vite au printemps et à l'automne qu'en été et en hiver, car le plus grand refoulement moléculaire doit évidemment coïncider avec les plus grandes marées qui ont lieu aux équinoxes. Et d'ailleurs, si l'on se reporte à la figure 2 (p. 6), on observe que le mouvement moléculaire de N vers E' et de N' vers E tend à imprimer à la terre un mouvement en sens contraire de sa rotation, d'autant plus considérable que l'astre attractif est plus éloigné de l'équateur.
On constate, en effet, que le soleil vrai va plus vite que le soleil moyen, du 11 février au i4 mai, et du 26 juillet au a novembre. Si cette différence est due encore à d'autres causes qu'à une variation de la durée de la rotation de la terre, on ne saurait, du moins, nous objecter que les faits ne sont pas d'accord avec nos conclusions.
Il résulte des observations de M. Schiapaûrelli que les planètes Mercure et Vénus ont une rotation sur elles-mêmes égale à celle de leur révolution autour du soleil, de sorte qu'elles lui présentent toujours une même face, comme le fait, vis-à-vis de la terre, la lune dénuée d'atmosphère et peut-être de fluides intérieurs. Et cependant ces planètes ont une atmosphère.
Si le refoulement indéfini des molécules d'une sphère en rotation, allant de l'équateur vers les pôles, a pour effet d'augmenter ou au moins d'entretenir cette rotation, il est évident que le refoulement des molécules en sens contraire aura pour conséquence de donner aux parallèles plus grands la vitesse des parallèles plus petits et finalement d'empêcher la sphère de tourner. Lorsque le soleil s'élève au-dessus de l'équateur, il y a donc lutte entre les deux courants, et si sa déclinaison atteignait 45°, par exemple, il est certain que la terre n'aurait plus de rotation propre.
Or, on sait que les plans équatoriaux de Mercure et de Vénus sont
NOTSS COMPLEMENTAIRES. 43
très inclinés sur leurs orbites, de 70° à 7a ; c'est plus qu'il n'en faut pour empêcher toute rotation de ces planètes. L'élévation d'un astre attractif, en déclinaison par rapport à un autre astre fluide, a donc pour effet de ralentir jusqu'à arrêter la rotation de celui-ci sur luimême. C'est le renversement de la vapeur qui fait stopper le train lancé à toute vitesse.
Jupiter tourne sur lui-même en moins de dix heures, grâce à la faible inclinaison, 3°, de son équateur sur le plan de l'orbite. Il y a lieu d'ajouter à cette cause l'action des satellites et la faible densité de la planète.
Saturne, malgré l'inclinaison de 27° de l'équateur sur l'orbite et son éloignement du soleil, a une rotation propre de dix heures, grâce à une densité plus faible encore et à l'action de ses anneaux et de ses satellites qui tournent dans le plan équatorial, c'est-à-dire avec leur maximum d'effet.
Les planètes relativement rapprochées du soleil ont leur plan équatorial très incliné sur leur orbite, à cause de la puissance de la différence d'attraction s'exerçant sur les deux hémisphères, probablement irréguliers, et de l'inégalité de refoulement des fluides.
OSCILLATION DS L'ÀXB TMEB8TEE
Le refoulement moléculaire indéfini de l'équateur aux pôles, provoqué par le soleil, la lune et les planètes, varie avec la position des astres, avec l'irrégularité même du globe; plus fort le jour que la nuit, il augmente avec la température. Pour toutes ces raisons, le plan de l'équateur ne peut coïncider avec celui des forces et doit être incliné sur le plan de l'écliptique. Nous dirons la même chose du soleil, ainsi que des planètes encore fluides.
Réciproquement, ces conditions variant feront osciller l'axe de rotation de l'astre, si peu que ce soit.
TACHES Dïï SOLEIL
Les planètes, creusant le soleil en dessous d'elles, doivent y déterminer des dépressions d'autant plus grandes qu'à une telle temperature le frottement des molécules est très faible. Ce sont les taches solaires qu'on observe généralement aux deux extrémités du diamètre reliant le soleil à la planète, dans chacun des hémisphères. Ces taches, formées dans la région équatoriale, principalement lors de conjonctions ou oppositions de planètes, circulent comme les cyclones terrestres, ne dépassant guère la latitude de 4o°, ainsi que l'indique avec tant de netteté le dessin de M. Flammarion (fig. 7).
Le mouvement moléculaire extraordinaire opéré dans le soleil par les planètes et la force centrifuge, principalement dans la région équatoriale, doit y entretenir la chaleur. On remarque, en effet, que la partie du soleil voisine de l'équateur est plus chaude que vers les pôles, surtout à l'époque des taches.
MAGITÉTISltE TERRESTRE