DE LA DÉPRESSION DE LA MER ET DB L'ATMOSPHÈRE
et le mouvement moléculaire qui en résultera, dans toute la profondeur h du fluide, sera fonction de A F sinH.
Soient N et N' les deux points diamétralement opposés du même méridien ayant le soleil à leur zénith et à leur nadir.
La figure a montre que les composantes horizontales des forces attractives sont croissantes des lieux N et N', où elles sont nulles, jusqu'aux points/» et/?' où elles sont maximum.
D'après notre hypothèse, le mouvement moléculaire aurait son origine aux points N et N', pour rayonner autour d'eux vers tous les grands cercles de la sphère ayant NN' comme diamètre, et c'est au surplus à ces points mêmes que l'action de la force différentielle atteindrait son maximum :/sin go°.
On conçoit alors que le centre des grandes dépressions doive se trouver en dessous des astres et Ton peut se rendre compte de l'importance des syzygies, surtout avec éclipses.
D'une manière générale, le mouvement moléculaire produit, nul au lever et au coucher de l'astre, serait maximum à midi et à minuit, avec maximum des maximums à go° au-dessous des astres.
Notre principe, combiné avec la formule simple qui en découle, permet d'expliquer facilement un grand nombre de phénomènes résultant des troubles produits par les astres dans les fluides, tels que:
Oscillation symétrique des molécules dans les marées semi-diurnes (fig.3);
Égalité et maximum des marées équinoxiales ;
Marées basses pour ainsi dire uniques en Cochinchine, lors des autres marées ;
Déplacement du courant de Malabar (fig. 4)> àe* alizés, renversement des moussons par la dépression du soleil dans la mer et l'atmosphère;
Cyclones, toraados, typhons, ras de marée, etc..