DE LA DÉPRESSION DE LA MER ET DR L* ATMOSPHÈRE
cule m , sollicitée par une force plus faible que la molécule m, au lieu de faciliter le mouvement de celle-ci, s'y opposera et la repoussera, la pression p qu'elle exerce sur m étant augmentée de la différence des forces. La molécule m sous l'action de la pression différentielle/»' — p progressera dans le sens contraire à la flèche, c'est-à-dire encore dans le sens de la croissance des forces.
C'est ainsi que nous avons été amené à formuler le principe suivant, qui semble se vérifier par toutes ses conséquences :
Lorsqu'un astre fluide est soumis à r action des forces attractives d'un autre astre, les composantes horizontales de celles-ci, constamment inégales, y déterminent des pressions différentielles qui provoquent un mouvement moléculaire dans le sens de la croissance des forces. Ce mouvement se produisant dans toute la profondeur du fluide y cause un écoulement particulier qui se traduit par une dépression à la surface.
Les molécules en mouvement, continuant à subir dans le même sens des poussées différentielles du fluide, seront animées d'une vitesse accélérée. Mais il est évident que toutes les molécules ne peuvent se mettre en mouvement à la fois. En effet lorsque l'on chauffe un liquide, toutes les molécules inférieures, quoique plus chaudes et en fait plus légères que les autres, ne se soulèvent pas en même temps. Le vide n'étant pas possible entre elles, dès que l'une d'elles se sépare de ses voisines, elle est immédiatement remplacée par une autre, laquelle l'est à son tour par une troisième et ainsi de suite, circonstances qui mettent un Certain obstacle au mouvement des molécules voisines.
Dans le mouvement horizontal très étendu que nous considérons, les molécules circulent dans le fluide comme au travers d'un tamis
à maille infiniment petite, et il est tout naturel d'admettre qu'elles sont remplacées à leur point de séparation et de départ, au détriment des sections verticales, et que le niveau supérieur du fluide s'abaisse.
La dépression ou marée basse a lieu là où les molécules se séparent avec le plus d'énergie, et la marée haute là où elles se rendent, poussées par les pressions différentielles du fluide, qui agissent sans dfecontinuité j en leur imprimant un mouvement accéléré, tant que dure l'action des astres. " m
Pour plus de facilité, nous supposerons le soleil à midi au méridien Nmm'N', à une hauteur H — a et H + a au-dessus des horizons des molécules contiguês m et m , situées sur le même arc du méridien (fig. a).
Soit F la force attractive du soleil, que nous supposerons invariable, sa variation étant à négliger devant celle de cos H.
La différence des composantes horizontales, ou la pression différentielle exercée sur la molécule m, sera :
o = Fcos(H — «) — Fcos(H + «) = aPsinHsina
Dénivellation de la Mer