‹ Sur l’ionisation de l’air par les chutes d’eauChapitre 31 sur 37 · ÉVAPORATION DES LIQUIDES ÉLECTRISÉS · texte numérisé non relu

ÉVAPORATION DES LIQUIDES ÉLECTRISÉS

69. L’évaporation de liquides divers, maintenus à un potentiel constant au fond du récipient d’ionisation, ne nous a pas révélé de transport de charges par les vapeurs de ces liquides. Nous avons essayé successivement de l’eau distillée, de l’eau de mer, de l'alcool, de l’essence de térébenthine; les différences de potentiel entre la cuvette en laiton nickelé et le récipient d’ionisation ont

(?) L. Bcocu, Thèse de Doctorat, Paris, 1910. (2) J.-J. Tuomsow, Conduction of electricity through gases, 1903.

été échelonnées entre + r volt et + 800 volts; le champ électrique dans lequel se produisait l’évaporation a été compris entre 0,3 volt et 260 volts par centimètre.

On ne saurait donc admettre que les vapeurs qui s'élèvent du sol ou des mers transportent dans l’atmosphère une partie de la charge négative de la Terre.

Des expériences récentes du professeur Millikan (1) montrent que des gouttelettes liquides s’évaporent sans perdre leur charge. Ce physicien a en effet pu suivre au microscope, pendant 3 heures 30 minutes, une gouttelette, isolée et maintenue entre les armatures d’un condensateur, portant 37 corpuscules négatifs; la perte, par suite de l’évaporation, d’un seul atome d'électricité eût été aisément observée.

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