CONCLUSIONS
106. A la faveur de la simplicité du phénomène présenté par les cascades d’eau distillée, qui n’engendrent sur Pair que des charges d’un seul signe, nous avons cherché à mettre en évidence le rôle particulier des divers facteurs de lélectrisation. Ces expériences, faites en utilisant un cylindre de Faraday, nous ont permis de vérifier ou de démontrer les faits suivants :
La grandeur des charges mesurées croît avec la hauteur de chute et avec la grosseur des gouttes (Ph. Lenard); la variation des charges est plus rapide que la variation de la force vive des gouttes au moment de leur écrasement ;
Le siège des phénomènes d’électrisation est le pied même de la cascade (Ph. Lenard);
La nature du métal employé comme obstacle d’écrasement est sans influence sur la grandeur des charges mesurées (J.-J. Thomson);
La conductibihté de l'obstacle, lorsqu'il n’est pas métallique, est un facteur important du phénomène ;
Un accroissement de la température du liquide provoque un accroissement des charges recueillies (J.-J. Thomson);
L’éclairement, par la lumière ultraviolette, des gouttelettes provenant de la pulvérisation de la goutte initiale a pour effet d’accroître la charge observée;
La grandeur des charges recueillies est de l’ordre de 107? U. E. S. par cm° d’eau distillée (Ph. Lenard );
La mobilité globale des charges entraînées par le courant d’air est de l’ordre de 107? em : sec dans un champ de 1 v:cm.
Une partie au moins de ces charges a pour support matériel des gouttelettes d’eau.