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de recherches anciennes sur l’électrisation de l'air, recherches dont l’idée première est due à Lord Kelvin.
Ils nous ont permis de montrer l’incorrection de nombreuses expériences sur le transport de charges par l’évaporation des liquides.
Nous avons vérifié que la simple déformation d’une surface liquide en contact avec l’air était inefficace pour hbérer des charges sur l’air (E. Salles, L. Bloch).
108. En employant un condensateur à gros ions, nous avons montré :
Que les courants de saturation fournis par diverses solutions salines aqueuses présentent la même allure générale de variation en fonction de la concentration de ces solutions ;
Que les liquides les plus actifs sont en général les liquides 1onisants au point de vue électrolytique ;
Que les ions portés normalement par lair diminuent l'intensité des phénomènes observés.
109. A l'appui de l’analogie déjà indiquée (J.-J. Thomson, de Broglie, L. Bloch) entre les phénomènes d’ionisation par cascade, par barbotage et par pulvérisation, nous avons apporté quelques arguments nouveaux; et nous avons essayé de montrer que, en général, l’activité des liquides soumis à ces trois genres d’expérimentation est liée à l'intensité de la pulvérisation proprement dite qu’ils subissent.
110. Nous avons indiqué qu'il nous paraît actuellement impossible d'évaluer la part qui revient à l’écrasesement contre le sol des gouttes de pluie dans les phénomènes de l'électricité atmosphérique; nous avons été ainsi conduit à étudier les charges transportées par les pluies, à attribuer aux gros ions de atmosphère un rôle
prépondérant dans l’origine de ces charges, et à attribuer aux radiations solaires ultraviolettes la cause de la prédominance des précipitations positives.
Nous ne saurions terminer ce Mémoire sans exprimer à M. Langevin notre vive reconnaissance pour l’hospitalité particuhèrement agréable qu’il nous a donnée au Collège de France; et sans adresser nos plus sincères remerciements à M. A.-B. Chauveau qui guida nos premiers pas, il y a déjà quelques années, dans nos recherches sur l'électricité atmosphérique.
Vu et approuvé :
Paris, le 8 mai 1912.
LE Doyen LE LA FACULTÉ DES SCIENCES, Paurz APPELL.
Vu et permis d'imprimer :
Paris, le 8 mai 1912.
LE Vice-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIs, L. LIARD.