M. Aselmann (*) précise les résultats de M. Kaehler
(:) Sir Oliver Lonce, Sur les électrons, traduction E. Nucues et J. PERIDIER, Paris, 1906.
(?) K. Kazuzer, Ueber die durch Wasserfälle erzeugte Leitfühigkeit der Luft (Ann. der Phys., Band XII, Heft 5, 1903, p. 1119).
(3) E. AsELMANN, Ueber elektrizitätsträger die durch fallende Flüssigkeiten erzeugt werden (Ann. der Physik, Band XIX, Heft 5, 1906, p. 960.
l’eau distillée ne donne que des ions négatifs, de mobilités diverses comprises : pour le plus grand nombre entre 4,0 em : sec et 1,6.107? cm : sec; pour le plus petit nombre entre 1,6.10"? et 2,79.10 # em :sec.
Une solution aqueuse à 0,2 pour 100 de Na CI donne : des ions négatifs, de mobilités diverses, comprises entre 4,9 cm:sec et 1,94.107* cm:sec; des ions positifs, de mobilités diverses, comprises pour le plus grand nombre entre 8,8.107? et 6,06.107* cm:sec; pour le plus petit nombre entre 6,06.1074 et 3,4.107 em :sec.
Il estime que les ions les moins mobiles ne doivent pas être regardés comme de petits ions alourdis par condensation de vapeur d’eau.
Il est conduit à admettre l’existence d’ions de sodium, pour la plupart chargés positivement ; à l’origine ces ions porteralent une charge négative, qui serait neutralisée et même, le plus souvent, inversée, par les charges positives de l'air.
23. M. Becker (!) étudie les centres électrisés produits dans divers gaz par l’écrasement d’un filet de mercure contre divers amalgames de métaux purs.
Il trouve des ions de deux signes; un grand excès de petits ions de mobilités comprisesentre 0,96 eto,o15em:sec; très peu de gros ions, de mobilités comprises entre 6,2 et 2,7.107% em:sec; des gouttelettes de mercure, chargées positivement, bien moins nombreuses que les ions.
Il admet que les charges seront libérées par les couches doubles aux contacts mercure-gaz-amalgames, au moment où les surfaces de contact subissent de brusques variations d’étendue par déchirement.
Les métaux et les gaz se classent en une série très analogue à la série électrochimique
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(1) A. Becker, Ann. der Physik, 1909, p. 909; 1910, p. 98.
24. Enfin M. Lonsdale (‘) a étudié, au Cavendish Laboratory, l’ionisation produite par l’éclaboussement du mercure.
Les faits principaux que ses expériences ont mis-en évidence sont les suivants :
L’éclaboussement du mercure contre une plaque de fer produit des ions des deux signes, avec un grand excès d'ions positifs. La plupart de ces ions ont une faible mobilité.
Les ions négatifs ont une mobilité de
4 x 108 cm:s, volts : cm,
plus faible que la mobilité 13 X 1073 des ions positifs.
La nature de l’obstacle influe sur l'intensité de l’ionisation.
De plus, M. Lonsdale a été conduit à admettre, pour des hauteurs de chute supérieures à 25° environ, la production par la cascade de doublets neutres, semblables à ceux que J.-J. Thomson a observés dans les rayons canaux. Ces doublets, disloqués par le champ du condensateur de mesure ou par toute autre cause, engendreraient tous les ions négatifs observés, en même temps que des ions positifs de mobilité beaucoup plus faible que celle indiquée ci-dessus.
(1) J.-J. Lonspae, The ionisation produced by the splashing of mercury (Phil. Mag., 62 série, t. XX, 1910, p. 464.