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produit des transformations de toute espèce. Quoique le développement matériel n'implique pas nécessairement celui de la civilisation, on peut en conclure avec assez de raison que l'aisance et le bien-être se sont répandus. C'est en effet ce qui a eu lieu, et la différence du passé avec le présent sera sensible pour ceux de nos lecteurs qui ont observé avec fruit l'état actuel de la société.
Les modifications morales accomplies en Amérique sont loin de répondre aux progrès purement physiques; toutefois, il s'en est opéré d'essentielles. L'état de New-York, après avoir été enlevé aux Hollandais, s'est rattaché à l'organisation sociale de la mère patrie, plus fortement que les autres possessions anglaises du continent américain. Sous les Hollandais même, il avait une physionomie caractéristique, due princi-
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paiement à ses 'patrons, les seigneurs du Nouveau-Monde. Certaines colonies du sud avaient à la vérité des caciques et autres nobles demi-féodaux et demi-sauvages; mais leur puissance était limitée^ et le trait distinctif de cette partie du pays était l'existence de l'esclavage sur une vaste échelle. Quant à la colonie de New- York, elle fut conquise par la métropole, dont les institutions s'y gravèrent plus profondément que dans les établissements commencés par des concessionnaires. Ce fut une colonie complètement royale, jusqu'à l'époque de l'indépendance. Les conséquences sociales de cet état de choses se firent sentir dans les mœurs, jusqu'à ce que le flux toujours croissant de l'émigration eût amené des hommes opposés au gouvernement, quand ils n'en étaient pas les antagonistes déclarés. L'influence de deux sources différentes, la
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conquête et rémigratiou, se voient encore dans les opinions politiques,, les unes d'origine puritaine et néo-anglaise, les autres conformes aux idées reçues dans les États du milieu.
Ces explications ont pour but de prévenir les critiques dont pourraient être l'objet les couleurs de notre récit. En ce qui concerne les détails maritimes, nous nous sommes efforcés d'être exacts, nous attachant à nous mettre à la portée du lecteur plutôt qu'à décrire minutieusement ce qui est.
La loyauté exige que nous avertissions le lecteur que ces volumes forment seulement une première partie, et que le pauvre capitaine Wallingford donnera, dans le courant de l'hiver, une autre série de ses aventures.
L'auteur n'accepte pas la responsabilité