‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 12 sur 66 · Lettres à une Inconnue, t. Il, pp. 54, 77 et · texte numérisé non relu

Lettres à une Inconnue, t. Il, pp. 54, 77 et

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laisser aux lecteurs quelque plaisir de découverte. Seulement les lecteurs ne se procureront pas facilement le livre : il en a été déposé huit exemplaires seulement à la librairie Dorbon Aîné, qui les a mis en vente au piix de 3oo francs chacun. Les ouvrages de M. Chambon ou présentés par lui ne risquent pas d'échouer dans les boîtes des bouquinistes.

J'allais oublier les illustrations. I*]lles sont intéressantes et je dois en donner la liste. Deux portraits de Mérimée, savoir :1a reproduction d'un buste d'Iselin ( 187'!) qui est au musée d'Ajaccio, et la reproduction d'un dessin inédit du prince Gabrielli, dessin qui appartenait à S. A. I. la princesse Mathilde et qui a été communiqué par le comte Primoli (Ce dessin paraît bien peu ressemblant! Quant au buste, il semble avoir été fait d'après un portrait sur acier qui fut publié dans VA/fisfc en 1868, « document de seconde main et de médiocre valeur* )^). — Portrait de M. et de Mme de Lagrené et de leur fdle Olga. — Divers fac-similés : une lettre inédite de Jenny Dacqiiin, des lettres inédites de Mérimée à Damas-Hinard, à Mme de Lagrené (en russe, avec des corrections do Mme de Lagrené), à Mlle Olga de Lagrené (il lui envoie un croquis représentant la comtesse de Castiglione, dont la coiffure lui avait causé de l'étonnement). On nous donne même le fac-similé d'une aquarelle de Mérimée rej)résentant son chat, personnage d'importance, on le sait, dans la correspondance et dans la vie de l'écrivain.

I. Mfuii'icc Tonnieiix, Pro-iper Mérimée, ncx portrnils..., p. ôi.

SUR MKKIMKE. '^9

M. de Lagrcné mourut en 1862, sa fille en 1897, sa veuve, à un âge avancé, en 1901.

Et les amours? Rien de nouveau sur cette question, autour de laquelle je crois que les ténèbres ne feront que s'épaissir avec le temps. Résignons-nous à ne rien saA'oir ou à ne savoir que peu de chose.

Nous savons qui était Tlnconnue : Jenny Dacquin.

Personne, je crois, n'a pris la peine de réfuter la singulière insinuation de ce pince-sans-rire de Blaze de Bury^ d'après qui Mlle Dacquin aurait été une personne non pas fictive, très réelle au contraire, mais choisie pour donner le change et masquer la vraie Inconnue, laquelle finalement serait restée inconnue. « Je serais bien étonné, disait-il, si la personne qu'on prend généralement pour l'Inconnue était la vraie. » Il donnait à entendre que pour percer la mystère, il faudrait savoir à qui Mérimée avait légué une certaine bague. On le sait aujourd'hui : à Mme de Montijo% et l'on ne voit pas comment accorder ce fait certain avec une hypothèse romanesque. Et d'où seraient venues à Blaze de Bury des lumières particulières sur la question? Et quelle singulière coïncidence : la vraie destinataire des lettres aurait eu le même prénom que la

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