Ibid., 50 avril 1890, col. 49i
5. Lettres de Prosper Mérimée aux Lagrené, p. XXI (note 2). 0. L'Intermédiaire, 20 janvier 1892, col. 54.
Bientôt nous allons être très renseignés sur Jenny Dacquin, j'entends sur sa personne, car sur Jenny Dacquin amie de Mérimée, je crois qu'on ne saura jamais grand'chose. En tout cas, ce qu'on nous annonce sera très curieux. On lisait, l'an passé, dans Y Intermédiaire, sous la signature « Le Chercheur de B[oulogne] », la note suivante : « Je possède le portrait de Mlle Jenny Dacquin; il va être reproduit dans une étude très documentée et fort complète sur la célèbre Inconnue de Prosper Mérimée, dont je suis l'auteur et que je compte faire éditer très prochainement à Paris. On trouvera dans cet ouvrage la généalogie de sa famille, sa biographie, ses œuvres de jeunesse, sa correspondance (i25 lettres, s'étendant de i854 à 1889) et une réfutation des lettres apocryphes qui lui ont été attribuées. Plusieurs planches serviront d'illustrations au volume' ». Attendons.
Jusqu'à présent, tout ce que nous savions d'elle, c'est ce qu'il en apparaît dans les lettres que son ami lui a écrites. Elle les a publiées en 1874. Je n'ai pas à faire la critique littéraire des Lettres à une Inconnue. Ontelles été arrangées? Pas beaucoup, je pense; elles ne devaient pas contenir des choses très intimes. Tronquées? Plutôt; elles présentent une lacune d'un an et demi, de fin i8d4 à juillet i856. Mais brouillées quant aux dates, cela, on le sait, fantastiquement. Et pourquoi ? Cherchait-on à garder du mystère au roman? On aurait pu ne rien révéler; on avait bien le droit de ne révéler que ce qu'on voulait. Mais en quoi de