‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 15 sur 66 · STTii Mi:niMi:i · texte numérisé non relu

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fausses dates servaient-elles un scrupule respectable?

Quant aux réponses, elles étaient sans doute conservées dans l'appartement de la lue de Lille, et la Commune, en brûlant la maison de Mérimée, a assuré l'exécution de la promesse faite par celui-ci à son amie, que les souvenirs de leur liaison ne lui survivraient pas.

En iSj], il parut une brochure anonyme, Lettres de r Inconnue (Paris, Alph. Lemerre, in-8, VIII-8'i pp.)^ vingt lettres ou fragments de lettres qu'on disait échappées miraculeusement à l'incendie ; supercherie littéraire qui avait pour auteur soit J.-M. Cournier', soit Jules Glaye ou le docteur Cazin% et qui ne trompa personne.

|]n 1889, nouvelle supercherie : Lettres de l Inconnue. La passion d'un Auteur. lîéponseà Prosper Mérimée (Paris, Ollendorff, in-i6, XVI-3o6 pp.)- Le même ouvrage paraissait en même temps, en anglais, à New-York et à Londres. Il n'est pas difficile de voir qu'il a été d'abord pensé en anglais. L'auteur s'y présente comme anglaise, ce qui est un non-sens, étant donnée la connaissance (jue ces lettres révèlent de celles de Mérimée, qu'elles suivent pas à pas. C'est un long chef-d'œuvre de préciosité et de pédantisme, avec, çà et là, quelques jolies choses. M. Filon a jugé d'un mot cette prétendue Réponse : « Si Mérimée avait reçu ces lettres-là, il n'aurait pas aimé aussi longtemps. » L'auteur était, paraît-il, une Américaine, qui, par un prodige d'imagination, était presque arrivée à se persuader qu'elle était l'Inconnue. Un jour, on la trouva tout en larmes, on l'in-

1. Maurice TouniPiix, Prosper Mérimée, sa bihlingraphic, p. '■11.

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