‹ Sur Mérimée; notes bibliographiques et critiquesChapitre 26 sur 66 · Lellres ii une Inconnue, t. II. p · texte numérisé non relu

Lellres ii une Inconnue, t. II. p

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Non, il ne lut pas heureux en amour. Les grands écrivains du siècle dernier ne furent pas heureux en amour. On pourrait citer comme exceptions Chateaubriand, s'il lui avait été donné de se trouver heureux en quelque chose, et Victor Hugo, s'il n'avait pas eu des déboires dans son intérieur. En tout cas, il était réservé à ce Louis XIV des lettres modernes d'attacher à un adultère officiel toute la sérénité d'une union légitime et paisible. Lamartine, « beau comme un dieu », fut aimé et en souffrit, ce qui est une manière d'infortune. Mais celle-là, du moins, combien les autres auraient voulu la connaître! Les autres, il semble que la gloire ait été pour eux « le deuil éclatant du bonheur », comme venait de dire quelqu'un qui avait passé par là'. C'est Musset, c'est Vigny, que des trahisons célèbres plongent dans des abîmes de désespoir. Et ceux-là pouvaient s'attendre à être aimés; que dire des moins favorisés? C'est Stendhal, causeur étincelant, soupirant grotesque, dont l'esprit même devait fatiguer ses idoles par l'abus qu'il en faisait pour donner le change sur sa laideur. C'est Balzac, initié à la vie du cœur par une femme âgée, odieusement berné par une femme de haut rang, épuisant toutes les ressources de son imagination (et quelle imagination!) à parer de qualités idéales une grosse étrangère, insensible et laide, qui se

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