CONCLUSIONS
Des observations précédentes nous pouvons dégager plusieurs faits qui caractérisent les hypernéphromes. D'abord ce sont des tumeurs d’une grande rareté ce qui fait qu’elles doivent encore être étudiées pour les connaître parfaitement et en faire le diagnostic au début de l’affection.
Ensuite elles sont d’une façon générale presque toujours malignes et leur évolution est lente, ne présentant pas d'accidents ‘aigus. Quant aux symptômes, ils sont très peu nombreux, le principal semble être celui que le malade accuse sous la forme de pesanteur dans la région lombaire. La douleur est vague, sourde et continuelle et n’attire l’attention que lorsqu'elle se trouve coexister avec une atteinte de l’état général, ce qu’on remarque dans nos trois observations. Pas de symptômes plus précis. Les examens de laboratoire pratiqués dans le but de faire le diagnostic ne donnent aucun résullat permettant de penser à un hypernéphrome pas plus que la radiographie.
Avec des éléments aussi peu nombreux, le diagnostic est celui d’une autre affection ayant une symptomato-
Rial
logie analogue et ce n’est qu’à l'intervention ou même seulement après le microscope qu’on pose un diagnostic ferme.
Quant au traitement on peut considérer qu'il n’a qu’une action palliative, faisant disparaître la douleur pendant un certain temps. Mais à brève échéance elle reparaît, en même temps la tumeur se reproduit souvent avec des phénomènes infectieux qui empêchent toute intervention et le malade est perdu. C’est du moins l’évolution habituelle dans les hypernéphromes diffus. Aussi on peut en général porter un pronostic moins sombre chez les malades atteints d’hypernéphrome à forme encapsulée bien limitée, tandis que chez ceux
qui sont atteints d’hypernéphrome diffus comme dans’
nos observations le pronostic est fatal dans tous les cas dans un intervalle de temps qui semble NIQUE être inférieur à deux années.
Vu, le Doyen, Vu, le Président de la thèse H. ROGER. LEGU EU.
Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLÉTY