EVOLUTION, PRONOSTIC ET TRAITEMENT
L'évolution de l'hypernéphrome est lente, mais cela n'emlève rien à sa malignité au contraire. Cette insidiosité permet à la tumeur primitivement bénigne de se transformer. À ce point de vue nous avons deux sortes d'hypernéphrome : a) hÿpernéphrome encapsulé, bien limité, pour lequel le traitement chirurgical qui consiste en l’ablation pure et simple donne de bons résultats ; b) l'hypernéphrome diffus avec ramifications dans toutes les directions pour lequel on se borne à faire un curettage des fongosités. Ce dernier traitement donne d’ailleurs un résultat intéressant au point de vue de la douleur qui disparaît pendant quelque temps mais n’empêche pas l’évolution de se poursuivre lentement. De même il semble que l’hypernéphrome métastalique (métastases osseuses et musculaires surtout) soit d’une évolution très maligne. Aussi a-t-on essayé tous les traitements pour les hypernéphromes métastatiques ou primitifs ; chez Mile C.…., devant l’insuccès de la chirurgie on a tenté un traitement radiothérapique, qu'on a dû arrêter devant l’aggravation qu’il produisait.
L. A. Wolfe a préconisé l'association des rayons et de Ja chirurgie. Enlever la tumeur d’abord puis faire des
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rayons sur le rein ensuite pour éviter la récidive. Si on pratiquait d'abord des séances de rayons puis lintervention chirurgicale ensuite, la méthode ne serait pas sans inconvénients, car si la tumeur est radio-résislante, le rein absorbe au contraire très facilement les rayons.
Le traitement médical ne peut rien, le traitement radiothérapique est dangereux si on emploie des doses trop fortes, il n’y aura donc que l'intervention chirurgicale qui sera retenue. Diverses voies d'accès ont été préconisées : Tuflier préfère la voie transpéritonéale, Albarran la voie médiane et Fédorov la voie extra-péritonéale lombaire. Cette dernière nous apparaît préférable aux autres. Mais nous dirons que l'incision ou la voie d’accès est fonction du diagnostic. D’autre part le diagnostic étant exceptionnellement fait avant l'intervention, on pratique le plus souvent celle-ci d’après une technique différente parce que commandée par un diagnostic différent (appendicite, kyste de l'ovaire, etc...) L'évolution longue, insidieuse, presqueindolore, permet au mal de s’aggraver et l'intervention devient sérieuse, parce qu'on la pratique chez des individus fatigués et diminués dans leur résistance par une intoxication de l’élat général, le pronostic s'annonce grave.
Même dans le cas où l'intervention montrera un hypernéphrome bénin le pronostic sera sombre ou au moins réservé. Car il se produit une sorte de cancérisation pour les hypernéphromes comme pour certains adéromes du sein par exemple el cela sans qu’on puisse se l'expliquer encore,
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Enfin l'intervention donne-t-elle un coup de fouet à l'affection accentuant ainsi la rapidité de son évolution maligne? On répondrait en se basantsur les observations de malades atteints d’hypernéphrome et n'ayant pas été opérés, si le diagnostic était fait avant l'intervention. En ce qui coacerne nos malades, il ne semble pas que l’opération ait modifié l'allure de laffection. Mais la douleur a été calmée.
Quant à l'observation [IT (la malade C. 48 ans) elle est trop récente (février 1930) pour que l’on puisse parler de guérison. Il sera bon d’attendre une année et c'est un espace de temps minimüum pour se prononcer puisque, ayant jugé le néoplasme tellement diffus, on n'avait pas pratiqué d’extirpation. L'opération a été à peine palliative. D'autre part le laboratoire est calégorique et affirme que c’est un hypernéphrome.
hu Rte CL