‹ Sur Quelques Considérations Relatives À L'Entrainement Physique Rational Et Certaines De Ses Applications À La Pathologie VertébraleChapitre 11 sur 11 · NA ET · texte numérisé non relu

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importe d'y recourir sans délai pour empêcher ces petits êtres de subir et de trainer une existence entière le mal que leurs parents leur ont légué. Quoi de plus cruel pour un père et une mère que de voir revivre dans leurs enfants la are dont ils ont été frappés. |

L'exercice physique, avons-nous dit, a une haute portée morale. Tous ceux, en effet, qui ont quelque peu pratiqué le sport ont trop connu la satisfaction éprouvée après une salutaire séance d'entrainement pour gaspiller bêtement l'énergie et la force acquises. Et pour cela, tout sujet acquis à la culture physique est enlevé aux excès quels qu'ils soient. Ainsi que Strehly l'a très bien montré, c'est un véritable instinct qui pousse l'élève à fuir les abus de toute sorte. Il est trop jaloux de conserver intact le capital de force et de beauté acquis par son énergie pour le dilapider. IL éprouve le besoin instinctif, nous l'avons déjà dit, de s’adonner à la pratique d’un entrainement parfois sévère, d’une hygiène rigoureuse pour la conser vation intégrale de ces acquisitions. Et par ce côté l'entratnement physique est hautement moralisateur, car il donne l'habitude de certaines vertus. Par l’accoutumance à ces vertus, on les aime pour elles-mêmes et c’est là la base de toute morale.

D'autres qualités découlent de l’observance des quelques règles que nous venons d’énumérer. Elles concourent pour une large part à doter le sujet qui s’y est astreint d’une force morale supérieure dans cette lutte pour la vie qui va croissant.

Pour ne pas déchoir, l'élève fera un appel constant à sa volonté, car celle-ci, non seulement sera à l’origine de sa vigueur, mais lui en assurera sa conservalion. Cette faculté se développera et se forlifiera par l'exercice. Que de fois ne doitelle pas répondre à l'appel qu'on lui fait pour triompher de certaines périodes de découragement ou mêine de paresse. Ainsi exercée, elle sera prête à triompher des obstacles nombreux qui lui seront opposés.

Le courage est sous la dépendance étroite de la volonté, en est le corollaire. Sûr de sa puissance, le fort ne reculera pas et fera face à l'attaque et aux coups du sort.

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L'endurance pour vaincre, l'élève la possède également. Il lui en faut chaque fois qu’il exécute un movement un peu compliqué, pénible même. La volonté intervient pour lui commander de le pousser jusqu'au bout, de ne point le laisser imachevé. L’endurance, conséquence de celte éducation de la volonté, s'ensuit inévitablement.

Il y a dans l'exécution de tout exercice autre chose que l'intervention banale du muscle. Il ne saurait suffire en effet à en réaliser les détails. Il y a une puissance latente dans tout individu, cachée dans quelque repli de l'encéphale et qui en permet la réalisalion : c'est la volonté.

Quelle merveilleuse puissance d'énergie posséderait la nation dont chaque individu aurait ces qualités développées au maximum. Pour la réalisation de celte idée, il est nécessaire de donner à l'entrainement myologique une place au moins égale à la culture intellectuelle. Trop longtemps l'éducation a été purement cérébrale ou trop peu mélangée à de minimes exercices physiques. La gymnastique scolaire est pour ainsi dire inexistante. Les quelques exercices qu’on y exécute, le peu d’inslants que les programmes d'instruction leur réservent montrent en quelle ignorance ont élé longtemps tenus les bienfaits énormes qu’on peut en relirer.

Tout ce qu'on à pu réaliser dans celte voie jusqu'à présent est encore trop peu. Le chemin qui reste à parcourir est énorme, les difficultés qui surgiront à chaque pas seront, sans aucun doule, innombrables, mais qu'importe! La tâche est élevée, le but est noble. Avant tout s'impose la créalion de toujours plus nombreuses écoles d'éducation physique, une part toujours plus grande prise par le développement musculaire. La formalion de maîtres avisés, conscients du rôle admirable qu'ils ont à jouer, nantis de connaissances profondes et étendues doit paraître iudispensable à tous.

La santé et le bonheur d’un peuple méritent bien ces efforts. Au sortir de la tourmente formidable que nous subissons, et encore plus qu'avant, s'impose la nécessité inéluctable d'une “pareille œuvre. Diminués quant au nombre, il nous faudra

Ne

exiger des survivants le maximum d'énergie, les pourvoir de toutes les forces -possibles et racheter par une qualité individuelle toujours plus grande notre ‘infériorité numérique.

L'œuvre est grande et demande qu'on s'y arrête. La nation sera ainsi armée pour loutes les luttes quelles qu’elles soient. Confiante dans la valeur de chacun de ses enfants, elle regardera fièrement devant soi et mainliendra son rang dans le monde. En marchant droit son chemin, en puisant dans sa force croissante l'énergie nécessaire à celte ascension, elle ne sera plus en butte aux lâches et sauvages agressions de nations bar” bares. Forte et consciente de sa force, elle saura imposer le respect et préviendra ainsi le retour de folies semblables à celle qui secoue le monde actuel.

VU BON A IMPRIMER : Vu : Le Doyen, Le Président de la thèse,

D' C. SIGALAS. D' F. VILLAR.

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