‹ Sur quelques dérivés des carbures érythréniques, leur allure considérée du point de vue de la transposition allyl-synthoniqueChapitre 37 sur 59 · CH3 — CH? — C = C — CH? — OCOCH · texte numérisé non relu

CH3 — CH? — C = C — CH? — OCOCH

Au

répond à ces conditions. Elle proviendrait vraisemblablement de l’action de l’acétate de sodium sur l’un des dibromures d'éthylallène ; cette action serait double : il y aurait d’une part remplacement du brome alcooylique par OCOCH* (avec transposition s’il s'est fait le dibromure non primaire), d'autre part soustraction d'une molécule de HBr aux dépens du brome vinylique et de l'hydrogène tertiaire. En tout cas les points d’ébullition des deux corps supposés, encore inconnus, ont été déterminés approximativement par des considérations d’homologie, et ont été trouvés très proches respectivement de 55° et de 61°.

Les chiffres donnés par l'analyse sont voisins de ceux que l’on calcule pour un mélange contenant 17 o/o de dibromure et 83 o/o d'acétine ; il faudrait : è

C 0/0 : 59,80; 00-8722; Bro/0k:#n1,707

= Pour éclaircir tout à fait cette question encore ténébreuse, il faudrait lui sacrifier des quantités de matière première. Toutefois l'analyse bien que faite dans des conditions un peu spéciales me donne confiance en mes hypothèses. J’ajouterai ‘que le dosage de brome effectué sur la partie la plus volatile à indiqué 67 o/o de cet halogène alors qu'il en faudrait 70,17 dans le dibromure pur.

Enfin, la présence des deux composés que j'ai supposés implique celle dans le méthylérythrène de petites quantités de pentine 2. et d'éthylallène. Or l'oxydation du carbure brut effectuée par M. Dumoulin, et publiée quelques jours après ma propre communication est venue montrer que l’un ou l’autre de ces carbures y existe ; il semble peu téméraire d'affirmer qu'ils existent l’un et l’autre, d'autant plus que l’on connaît dés exemples d’isomérisation d'allé-

niques en acétyléniques bisubstitués.

100 CHARLES PRÉVOST Acétines dérivées du diméthylérythrène.

J'en ai obtenu deux ; la diacétine y se fait encore en quantité prépondérante, mais la diacétine « forme 30 à 35 o/o de l’ensemble.

Voici les constantes de l’acétine Y :

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