‹ Sur quelques dérivés des carbures érythréniques, leur allure considérée du point de vue de la transposition allyl-synthoniqueChapitre 36 sur 59 · CHE CH(OCOCH!) — CH = CH — CH? — OCOCH · texte numérisé non relu

CHE CH(OCOCH!) — CH = CH — CH? — OCOCH

Voici ses constantes :

Eb. : 11205 sous 11 mm. ; DE — 1,6446 ; n° — 1,4398; R. M. = A6,9t ; Th: :46,87.

Analyse : ; Subst. : 0,3874 ; CO? : 0,8208 ; H?0 : 0,2616 ; C 0/0 : 97:79 ; H0/0::%7,503 "Th 258,07 et 7,520.

C'est un liquide d'odeur peu agréable, un peu soluble

dans l’eau.

A côté de cette acétine, se forme en moindre quantité son isomère bouillant un peu plus bas. Toujours en faible proportion, 15 o/o à peine de l’ensemble, cette acétine isomère n’a pas été isolée à un état de grande pureté. Elle n'était pas tout à fait exempte de produits bromés. Voici les

constantes mesurées :

Eb. : 1040-1050 sous 13 mm. ; Di — 1,0386; n° = 1,4365 ; RERMEE=710 00 D ER/0 07e

Analyse :

Subst 2: 0,2%493: CO? : 0,524 ; H°O : 0,1748; C 0/0 : D7299 H-0/0 : 7,78: Th. : 58,07 et 7,526.

Quelle est la formule de cette diacétine ? D'après ce que nous savons de la transposition allylique, ce doit être un isomère synionique du corps obtenu en majorité. Mais il en existe deux, dont les formules se déduisent de la sienne par la transposition #, y de lun ou de l'autre radical

OCOCH*.

Considérant que dans le cas des dibromures d’érythrène, la diacétine bouillant bas ne se fait qu'à l’état de traces, il est plausible d'admettre que ce n'est pas le groupement OCOCH* fixé sur le CH? qui migre, mais bien l’autre. Un écart de 10° seulement entre les points d'ébullition est insuffisant pour marquer à la fois le rapprochement des fonctions acétines, et le passage d'une fonction primaire à une fonction secondaire ; le rapprochement des fonctions suffit à produire cet abaissement du point d’ébullition.

La formule la plus probable est donc :

CH3 — CH = CH — CH(OCOCH3) — CH?(0COCH3

qui en fait la diacétine d’un érythrol substitué.

Les diacétines provenant du dibromure bouillant bas sont accompagnées de produits de tête; de’ ceux-ci, j'ai isolé une fraction passant entre 55 et 62° sous 10 mm., qui s'est révélée comme un mélange d'un produit bromé bouillant vers 55°, et d’un produit non bromé bouillant vers 62°. L'ensemble précipite le chlorure mercurique aqueux, mais la réaction est plus sensible avec les dernières gouttes.

Une fraction bouillant de 61 à 62° sous 12 mm. a été analysée ; j'ai trouvé :

C'0/0%:169,87; Hio7/0 tre" Br 0/0 : 11,80.

J'ai alors fait sur la nature des constituants du mélange

les hypothèses les plus simples. Le composé bromé est pro-

sablement un dibromure, et, comme il a résisté à l’action

de l’acétate de sodium, ce doit être CH3 — CH? — CBr = CBr — CH, Quant au composé non bromé, c'est très probablement

une acétine, mais dans ce cas elle est biéthylénique ou

acétvlénique, puisqu'elle dérive d’un dibromure. L’acétine

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