INTRODUCTION
On a déjà remarqué depuis quelques années la grande fréquence avec laquelle s’observaient les leucémies aiguës et l’opinion de Gilbert et Weil, pour qui la leucémie aiguë était la plus fréquente de toutes les leucémies, semble se confirmer à mesure que l’on sait davantage dépister cette redoutable affection.
Il s’en faut néanmoins que le tableau classique, tel qu'il a été individualisé par Ebstein en 1889, tel qu’il a été précisé ensuite par les travaux successifs de Fraenkel, de Gilbert et Weil, d’Aubertin, de Boudet, Sabrazès, se retrouve constamment présent chez les malades observés.
Il est au contraire bien certain que la leucémie aiguë est de toutes les leucémies, celle qui est la plus protéiforme dans ses manifestations cliniques.
Aucun des symptômes cliniques n’est indispensable au tableau de la maladie, et même tous peuvent faire défaut ; il en résulte donc que le diagnostic repose davantage sur l’examen hématologique que sur les symptômes cliniques observés ; aussi ne doit-on
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pas hésiter à recourir à l’examen hématologique chaque fois qu’il y aura suspiscion de leucémie aigué.
C’est pour illustrer cette opinion que nous avons consacré ce travail à l’étude de quelques formes anormales de leucémie aiguë, en prenant comme point de départ l’étude de deux observations que nous avons eu récemment l’occasion d’étudier.