CHAPITRE PREMIER
Le Manganate calcico-potassique
Dans la tuberculose, comme dans les autres infections, le processus morbide est favorisé par l’affaiblissement -des réactions de défense de l'organisme. La déficience de la vie cellulaire se traduit par une insuffisance des -oxydations intimes qui, à son tour, favorise le développement de l’agent pathogène. Contre cette hypooxydation, opposer un corps oxydant, qui aidera l’organisme à brûler les déchets qui l’envahissent et mettra en branle ses défenses humorales, telle est la première idée directrice, qui constitue la base de la médication que nous avons vu employer chez quelques malades.
. Dans la solution dont nous avons étudié les effets, ce rôle important est tenu par un oxydant puissant, agent catalytique de premier ordre, se rapprochant, des oxydases par son action : le manganèse. Ce métal entre dans la composition de nombreux végétaux et à ce propos on a même remarqué que les plantes riches en manganèse étaient moins parasitées que les autres. Chez l’homme,
il en existe en quantité infinitésimale : à peine quatre: dixièmes de milligramme par kilogramme de son poids.
Le Docteur Mélamet est d'avis qu'il y joue non seulement un rôle d’oxydant, mais encore celui d'agent fixateur vis-à-vis des sels minéraux, en particulier des sels. de chaux. Or ayant constaté que le manganèse employé. seul ne donnait que des résultats fort incomplets, le Docteur Mélamet pensa augmenter l'intensité de son action, en y joignant les effets d'un autre élément, représenté. précisément par le calcium.
L'action médicamenteuse des sels de chaux est connue depuis les temps les plus reculés, où ils étaient recommandés particulièrement dans le traitement de la lèpre. Aujourd’hui, on les considère comme indispensables à la vie, et leur action dans la tuberculose a fait l'objet de nombreux travaux. Overton les croit toxiques pour certaines cellules, parce qu'ils se combinent avec leurs lipoïdes, ce qui explique l'hypothèse qu'ils seraient capables d’altérer l'enveloppe ciro-adipeuse du bacille de Koch et de rendre ainsi ce dernier plus sensible aux réactions de défense de l’organisme. D'après Delezenne, la chaux aurait encore un autre rôle : celui d'activer la sécrétion du suc pancréatique, qui, pour Justin Roux, est un des meilleurs agents de défense contre les poisons caséifiants du bacille de Koch.
A l’action de ces deux substances vient se joindre celle du potassium, le système cardio-vasculaire des tuberculeux étant souvent plus ou moins touché par l'infection. À faibles doses, le potassium régularise les battements cardiaques et relève la tension artérielle.
Différentes revues médicales ayant signalé des guéri-