PROPOS PHYSIOLOGIQUES ET CLINIQUES SUR LES URINES EN GENERAL
L’urine est d’après DERRIEN et FoNTES (16) «un produil excrémentitiel séparé du sang par les reins et rejeté de l'organisme après un séjour plus où moins prolongé dans la vessie. C’est par l'urine que l’organisme se décharge de la majeure partie de sels minéraux et de déchets azotés; c’est par elle également que le sang se débarrasse de la plupart des substances étrangères qu’il peut renfermer. — La composition chimique de l’urine est quantitativement variable suivant l’alimentation, l’âge, l’état de repos ou de travail, etc.
C’est ce qu’on pourrait appeler un liquide pécilochimique, c’est-à-dire à composition chimique variable, par opposition aux humeurs homéo-chimiques, c’est-à-dire à composition chimique régularisée, comme le sang, le liquide céphalo-rachidien.»
Une interprétation exacte d’une analyse d’urine nécessite une étude physio-pathologique complète du malade.
Il faut donc diviser les constituants urinaires en deux
groupes:
1) Les constituants constants;
2) Les constituants inconstants,
Nos recherches ont eu trait uniquement au deuxième groupe. Ces composants inconstants peuvent être normaux (acétonurie par carence sucro-amylacée, certaines glucosuries de la femme enceinte, etc.) anormaux (alcaptonurie, pentoséiurie chronique, etc.) ; ou pathologiques (protéiduries, bilirubinurie, hémoglobinurie, glucosurie diabétique, etc.).
Nous avons, pour des raisons antérieurement exposées, choisi les trois constituants suivants pour nos recherches:
L’albuminurie; L’acétonurie; L’alcoolurie.
Les deux premières ont un intérêt strictement clinique, tandis que la dernière concerne plutôt la médecine légale.