CHAPITRE II
L’Albuminurie.
Le dosage des albumines urinaires au moyen de la cellule photoélectrique.
Protéinuries: Par le terme général de protéinuries on peut désigner le passage dans l’urine d’une protéine quelconque. Le rein malade laisse passer peut-être en les modifiant, les protéines du plasma sanguin (moins le fibrinogène, qui n'apparaît que rarement dans l'urine). C’est ce méiange de sérumalbumine et de sérumglobuline qui constitue le plus souvent l’albumine urinaire. Dans certains cas le rein pourra éliminer des protéines étrangères au sang qui y seront déversées, soit à la suite de troubles de l’absorption digestive, soit à la suite de la production d’albuminuries pathologiques par certains organes, ou sous l'influence de certains parasites. La chimie urinaire courante est encore impuissante à distingsuer ces différentes protéinuries. Sous le nom d’aibumine urinaire ou d’albumine vraie, on désigne la réunion dans Purine, de la sérumalbumine et de la sérumglobuline. Sauf indications spéciales on ne procède pas, dans la pratique, à la séparation de ces protéines, on se contente de les rechercher et de les doser en bloc.
En pratique urologique courante, on peut avoir à rechercher:
La sérum-albumine et sérum-globuline; Les pseudo-albumines; Les albumoses.
L'albumine acéto-soluble de PATEIN, les albumines thermolytiques, cryolytiques, etc. sont des raretés que l’urologiste ne rencontre que très exceptionnellement dans ses recherches. Les peptones vraies n’ont probablement jamais été caractcrisées dans les urines fraîches.
A titre documentaire nous donnons ci-après le tableau de P. MouxniER (17) indiquant les principaux caractères des substances albuminoïdes susceptibles d’être trouvées dans les urines et dans des substances qui peuvent accidentellement simuler leur présence: alcaloïdes, corps résineux, elc.…