‹ Sur Quelques Microdosages Biochimiques Essentiels Par La Cellule PhotoélectriqueChapitre 6 sur 35 · STE · texte numérisé non relu

STE

(Tableau MoUuNIER,

Propriétés caractéristiques des matières

Substances Ccherchées £ : SRE Chaleur Alcool fort |Acide acétique | Acide nitrique Coagulation M7 MU RieneamtrTOoId, ot Albumine vraie (se- | complète, en|Précipitationä | précipité à a À roglobuline) milieu salin et froid. chaud redis- froid. acidifié. sous par excès.

Albumine acéto Précipité à ” | sauf en milieu id. F id.

SOIT EEE acétique. chaud empêch.

ER nee Comme acide Pseudo-albumines . Rien Précipitation | froid, redissous Ë à acétique.

par excès.

Coagulation Précipité à |À|Précipité par Nucléo-albumines . | en présence ide Précipité froid,redissous | trace, redis- 10% NaCl. par excès. sous p. excès.

Alcali-albumines Rien Précipité DreGpn est Précipité à froid. froid et à chaud Les acide-albumines, formées Acide-albumines Rien id. en milieu acide, précipitent alcalinise leurs solutions.

Rien sauf avec) précipité a 0 Albumoses ...... Rien Précipité al concentré | froid, redissous et à froid. La cha- : à chaud.

leur redissout Peptones "tri. Rien Précipité Rien Rien | Précipité à 60°, à Albumines (7?) è a à AN rs Variable selon thermo-solubles re HEC nat À Se ébullition. APUÉSS 9 Dissolution du AIGAIOICeS EEE EEE Rien précipité par Rien Rien le Tanret.

Pt Dissolution du préci- | Précipité par | Précipité à froid, Corps résineux ... Rien pité produit par excès de soluble par cha autres réactifs réactif. leur ou alcool

Parvi analyse, p. 120.)

albuminoïdes et corps similaires

ere Réactif Réactif (Ac. trichloracét.| Ac. citrique | Sulf. d'amacétique deFanrec de Godfrin |Ac, sulfosalicyl.| Sirupeux moniaque | Précipité à | Précipité à Je Précipités à chaud et à|chaud et à] Dore :, froid, mieux Rien Rien froid. froid. ; à chaud.

| id. id. id. id. Rien Rien Rien dans les EX Précipité Précipité |conditions de | Précipités ras * Rien la réaction. l : : : : Précipité net id. id. id. id. Mr riet Rien id. id. > id. » > p. ébullition d. albumines quand on neutralise ou Rien Rien Rien Rien : RS : Précipité à Précipité à|Précipité à Précipité à ei en froid, soluble | froid, soluble Rien froid, soluble Rien ation par à chaud. à chaud. à chaud. SO4Am2.

Précipité à 1 id. froid, soluble Rien Rien Rien Rien à chaud.

> > > > > > ; Précipité à Trichl. précip. à froid, soluble : froid, soluble dans : :

j: ! | « ) : Rien Rien Fien par chaleur FE alcool où à chaud. É ou alcool. Sulf, sal. Rien.

Signification physiologique et clinique de l’Albumine urinaire.

Des traces minimes d’albumines se trouvent même dans les urines normales. On a le droit de parler d’une albuminurie dans le sens clinique, si on peut déceler la présence d’albumine au moyen de plusieurs réactifs.

Il existe une Albuminurie purement alimentaire après une consommation abondante de blanc d’œuf cru. D'autre part la présence d’albumines dans l’urine ne constitue pas une preuve certaine d’une altération rénale, parce qu'elie peut être trouvée chez des personnes, dont les reins sont complètement normaux, et inversement elle peut faire défaut dans lurine provenant de reins très profondément lésés. L’albumine peut apparaître dans les urines après un travail corporel très dur. Des phénomènes circulatoires jouent un grand rôle dans l’albuminurie, comme le prouvent les cas d’asystolie ou bien encore l'hypertension portale. De grandes quantités d’albumines peuvent être éliminées passagèrement par l’urine après des bains froids, après la compression du thorax, après palpation des reins. L’albuminurie orthostatique est aussi en relation avec des troubles circulaires. Lors de processus cérébraux (Apoplexie, Méningites) l’albuminurie peut provenir de phénomènes nerveux. D'autre part on a noté de l’albuminurie comme symptôme accessoire de phosphaturie ou comme suite de grande fatigue psychique.

Il faut aussi distinguer la protéidurie rénale de celle qui est accidentelle, ayant son origine dans les voies urinaires déférentes inférieures. Cette dernière peut être différenciée au moyen de l’examen microscopique du sédiment urinaire par la caractérisation des éléments cytologiques. La protéidurie rénale doit être confirmée par le prélèvement urinaire direct au moyen de cathétérisation. L’albumine que l’on trouve dans les cas d’hématurie rénale, peut provenir du sang, des voies lymphatiques et des cellules épithéliales.

Dans les maladies rénales proprement dites, la recherche de l’albumine urinaire ne joue plus actuellement le rôle pré-

dominant qu’il avait autrefois. Cependant, si l’albuminurie a perdu sa valeur au point de vue diagnostic, son contrôle ne doit pas être négligé pour donner des indications thérapeutiques très importantes.

Les néphroses et les maladies de rein amyloïde se caractérisent par les albuminuries les plus prononcées.

Une glomerulonephritis diffuse, aiguë, accompagnée d’une albuminurie marquée, est toujours le symptôme de la néphrose, même si l’æœdème est peu caractérisé ou manque complètement.

Si on a affaire à une gloméerulonephritis localisée, le taux de lalbumine urinaire est généralement faible (1 à 2%) et correspond alors seulement à l’albumine provenant des hématies. Dans les cas de néphrites chroniques atrophiques le taux albuminique peut être très faible, dans les atrophies rénales primaires l’albumine fait même souvent défaut, tandis que dans les atrophies secondaires, le taux protidique est en général légèrement augmenté.

L’urine provenant de néphrites de rétention peut aussi montrer une teneur d’albumines très élevée. Dans des affections rénales tout à fait passagères, comme on les rencontre dans diverses infections aiguës, pneumonie, angine, scarlatine, etc, on peut aussi déceler une forte présence d’albumine, désignée sous le terme «d’albuminurie fébrile». Ce fait ne justifie cependant pas de conclure à une lésion rénale profonde.

La forme de l’albumine éliminée peut aussi avoir une importance pour le pronostic de l'affection rénale.

L'albumine acétique constitue la forme la plus bénigne de l’albuminurie. Il faut cependant dans ces cas tenir compte des éléments cytologiques des voies urinaires inférieures (examen du sédiment) et de la réaction de lurine (alcaline). L'apparition de cette albumine dans les urines constitue toujours le premier symptôme de la maladie, sa disparition est aussi toujours le dernier signe avant la guérison complète.

D’après OBERMEYER la réaction négative pour les nucléoalbumines constitue un symptôme défavorable pour le pronostic d’une affection rénale caractérisée par l’albuminurie. Dans la néphrite chronique ce nucléoalbumine manque presque toujours.

On voit donc l'importance de la caractérisation et du dosage des albumines au cours d’une maladie au point de vue pronostic et thérapeutique.

C’est dans cet ordre d’idée que nous avons effectué nos recherches quantitatives sur l’albumine urinaire au moyen de Ja cellule photoélectrique.

Le dosage de l’albumine urinaire au moyen de la cellule photoélectrique.

Nous avons pu établir que le dosage des albumines au moyen de la cellule photoélectrique ne donnait des résultats exacts qu'avec les liquides albumineux renfermant au maximum 1 gramme d’albumine pour 1000. Si l’on veut opérer dans des conditions favorables, il convient donc d’effectuer pour chaque urine une évaluation approximative de l’albumine. À cet effet nous nous servons du réactif de TANRET: on sait que l’aspect du précipité albumineux obtenu en traitant un liquide protidique par le réactif de TaNRETr à chaud permet d'évaluer la concentration approximative en albumine. Le tableau suivant résume ces constatations:

Dose approximative

Aspect du scipité à Her MTL d’albumine p. 1000

1) Louche uniforme et homogène sans FOCORSEE SMART O0 gr. 10 ou moins 2) Petits flocons assez lents à se réunir 0 gr. 12 à 0 gr. 30 3) Gros flocons se déposant progressivement en dix à quinze minutes ...... 0 gr. 30 à 0 sr. 50 4) Trouble accentué, suivi d’un dépôt

FADITE SR EE ES plus de 0 gr. 50

Le dosage des albumines par la cellule photoélectrique

n'est donc possible qu'avec des liquides dont la concentration correspond aux conditions des trois premières réactions. Les urines renfermant des quantités d’albumine plus fortes doivent être convenablement diluées; le résultat final sera multiplié par le coefficient de dilution.

Le dosage proprement dit nécessite les réactifs suivants:

1) Réactif de précipitation: Solution d’acide sulfosalicylique

2) Colorant neutre pour teintes biologiques (très rarement nécessaire) :

Caramelau1l/5désucre 1... 1 partie EAU AICOoNSée a MD. 1... .... 9 parties

Cette solution peut être employée pour imiter la coloration naturelle d’urines anormalement pigmentées.

) Solution émulsive:

Gommenadrascante tn. vain: 0 gr. 50

CINCÉRIDERE PA RRAMERTE RS <. 50 gr.

Ce liquide peut servir à maintenir le précipité colloidal albumineux en émulsion stable pendant les manipulations à la cellule photoélectrique, on l’emploic à raison de 1 cc. pour 10 cc. d'urine. Nous l'avons cependant très rarement utilisé, étant donné la vitesse de manipulation et de mesure, que l’on réalise à la cellule photoélectrique.

#) Solution témoin titrée d'albumine à 1 pour 1000 pour

effectuer les dosages comparatifs et établir une fois pour toutes la courbe de densité optique à la cellule photoélectrique. La solution titrée d’albumine a été préparée selon la technique de MESTREZAT modifiée:

On introduit deux blancs d'œufs frais dans une éprou-

vette pour en déterminer le volume; on dilue à volume égal à l’aide de sérum physiologique et on bat le tout en neige; on ajoute ensuite trois volumes de sérum physiologique; on

mélange bien et on filtre. Le filtrat clair ainsi obtenu renferme sensiblement 1/50 de son poids d’albumine. Pour obtenir une solution titrée à 1 pour 1000, il suffit donc de diluer ce liquide au moyen de 19 parties de sérum physiologique auquel il est bon d’incorporer au préalable une solution de VuzinE à 1/10.000 pour obtenir un réactif aseptique, se conservant pendant des mois sans s’altérer.

On peut, pour une plus grande rigueur, déterminer le taux d’albumine par pesée, mais la composition du blanc d'œuf étant sensiblement constante, en utilisant différents liquides ainsi préparés on obtient à peine quelques milligrammes d'écart; on peut donc se contenter de préparer la solution d’albumine comme nous l’avons mentionné plus haut.

On peut aussi employer une solution de 0 gr. 10% d’albumine d'œuf séchée du commerce ou encore une dilution de sérum humain normal à 1/75 fournissant ainsi approximativement un titre de 1 pour 1000, mais dans ce cas nous recommandons un dosage pondéral préalable.

Nous avons, afin d'obtenir des résultats rigoureux, procédé à un étalonnage exact de notre solution de blanc d'œuf témoin, en effectuant des dosages de l’Azote total par la méthode de KJeLpaAHL. Nous avons employé la solution de blanc d'œuf après lavoir diluée convenablement selon les indications précédentes à environ 1/1000,.

Nous effectuons la décomposition des matières organiques par de l'acide sulfurique concentré et nous transformons tout l’azote ainsi en (NH1)?2SO04. Puis nous dosons lAmmoniaque du Sulfate d’Ammonium en le déplaçant à l’aide de l'appareil PARNAS-WAGNER par la NaOH. L’ammoniaque est recueillie dans une solution titrée chlorhydrique N/70 en utilisant le rouge de Méthyle comme indicateur.

Nous n’insistons pas sur la marche détaillée de la technique de KJELDAHL et du microdosage de l’Azote à l’aide de l'appareil de PaRNas- WAGNER, qui sont aujourd’hui des procédés classiques.

Nous avons employé le catalyseur de B£er et FURZEY (18) pour la minéralisation:

K?2S0* D2 £T. finement pulvérisés et HgSO* 5 gr. mélangés Se la Nous sommes parti de:

Solution de blanc d'œuf diluée 1/1000 env. .. 1 cc. NE Le RS LA EMTIIT ES CONCERTS io:

CALAR SEULARSIT AR NN MEME SAT TR ETF For

La désintégration complète a été obtenue au bout de 25 minutes. Nous avons titré avec une solution de HCI N/70 et une solution de NaOH N/70 pour la raison suivante: Sachant que:

NH du P.M. de 17 contient N — 14

donc une solution normale — 14 N ou une solution N/2 — 14/2 N ou une solution N/70 — ATOS NON

donc 1 cc. de Solution Normale de HCI correspond à 0,2 mer. d’Azote.

Nous avons préparé deux solutions de blanc d'œuf suivant les indications antérieures et nous en avons effectue cinq Kjeldahlisations et dosages différentes en titrant par retour la quantité d’'HCI N/70 non saturée par l'NH° déplacé dans l’appareil de PARNAS- WAGNER.

Les valeurs obtenues sont les suivantes en tenant compte des dilutions:

1,62 et 1,64 pour deux dosages avec la solution de blanc d'œuf N° I.

1,58, — 1,57, — 1,57 pour trois dosages avec la solution de blanc d’œuf N° II.

Moyenne des cinq expériences: 1,596 ce,

Sachant que l'indice d’Azote est de 6,25 (STRzYzoWSKkY |[19]) pour calculer le poids d’albumine et en tenant compte des dilutions, nous obtenons pour nos solutions de blanc d'œuf la teneur en albumine:

059620200975 mér pour lc.

ou nos solutions renferment 0,9975 gr. d’albumine pour un litre, ce qui correspond sensiblement à une solution de 1 pour 1000 d’albumine.

À partir de ces solutions à titre protéinique exactement dosé nous avons ensuite préparé une série de dilutions progressivement croissantes à l’aide de sérum physiologique. Ces solutions à concentrations connues nous ont servi pour établir la courbe d’étalonnage pour notre cellule photo-électrique.

D'autre part nous avons effectué des expériences à l’aide d'urine pathologique, dont nous avons déterminé au préalable le taux en albumine. Ces dosages ont été opérés au moyen de deux techniques:

1) par la méthode d’EsBACH;

2) par la méthode sus-indiquée de KJELDAHL—PARNAS- WAGNER.

Nous donnons dans le tableau ci-dessous quelques résultats obtenus avec différents échantillons d’urines albumineuses. On notera la concordance assez prononcée des résultats des deux méthodes. Nous tenons cependant à faire remarquer que nous avions au préalable comparé deux tubes d’'EsBACH, dont l’un avait une dimension intérieure de 15 mm. et une longueur de 110 mm. exacte jusqu’au trait R. Le fond du tube étant rond et la longueur du fond jusqu’au trait U est de 70 mm. exact. Ce tube de fabrication allemande (Paul ALr- MANN, Berlin) nous donnait les résultats ci-dessous indiqués, conformes au dosage volumétrique.

Tandis qu'un autre tube, mesurant 13 mm. de diamètre et 106 mm. de longueur jusqu’au trait R, donnait des résultats trop élevés et peu réguliers. Un troisième tube d’EsBACH à fond étiré et pointu était encore moins fidèle.

Tableau N° 1.

A Re LR TIME MANETTES UNE Essais N° 1 > à 4 5 6

EsBACH: Albumine :

De 4,5 5,3 9,9 6,3 4,4 54

KJELDAHL: Albumine:

(indice 6,25) % 4,51 5,281 5,475 6,288 4,406 5,125

NN dans la prise

d’essai de 2 cc.: 0,72 0,844 0,876 1,006 0,70 0,82

Nombres de cc. d'HCI em- A ur lo78 01105 1121 995 12%95:118

partir de 20 cc. HCI:

En partant de ces différentes urines albumineuses, nous avons effectué des dilutions progressives à titre exactement mesuré, qui nous ont servi de comparaison avec les résultats antérieurs, obtenus au moyen des solutions de blanc d'œuf.

Au moyen de ces urines pathologiques et d’un assez grand nombre d’urines normales nous avons pu établir pour notre cellule photoélectrique une densité optique due à la teinte jaunâtre des urines qui se fixe entre 75 et 80 M.V.

Nous ramenons donc, soit par dilution au moyen d’une solution saline (il faut tenir compte pour le dosage ultérieur de l’albumine du titre de cette dilution), soit par addition de notre colorant neutre pour teinte biologique, avant chaque manipulation, les urines trop concentrées ou insuffisamment pigmentées, à la densité optique de 75 à 80 M.V.

La même technique est utilisée pour ajuster nos solutions d’albumines témoins à cette densité optique. :

Ces solutions témoins préparées en partant de la solution d’albumine à 1 pour 1000, par dilutions successives au moyen de sérum physiologique, toutes ajustées avant précipitation à la densité optique de 75 à 80, nous ont permis d'établir une courbe opacimétrique d'étalonnage de notre appareil donnant d — 100 log I°/1 en fonction de lintensité

du courant produit par la sensibilisation de la cellule, observée au millivoltmètre du galvanomètre.

Après avoir fixé le degré maximum de déviation du galvanomètre à l’aide de la solution standard de limite (eau distillée pure), nous avons alors établi la courbe d’étalonnage à l’aide des solutions albumineuses de concentrations connues ou des urines albumineuses convenablement diluées et ramenées au degré d’opacité vide (75 à 80 M.V.).

Nous exprimons dans le Tableau N° II ces mesures en indiquant le taux d’albumine par litre directement en degrés M.V. lus sur le galvanomètre de la cellule photoélectrique.

Tableau N° 11.

gr. °/00 Albumine

gr. v Albumine

gre %/00

Albumine HAVE

gr. °/00 de | Albumine | “ie

3 0,4040 20 0 0178 55 0,06960 79 0,02819 0,3785 31 0,1606 57 0,06474 81 0,02609 0,3545 D NO TOUL 59 0,06022 83 0,02415 0,3320 39 0,1403 61 0,05601 85 0,02235

11 0,3110 YA GEI 63 0,05210 87 0,02068 13 0,2913 50101225 65 0,04846 89 0,01914

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