‹ Sur Quelques Nouveaux Chlorures DoublesChapitre 13 sur 19 · D SO · texte numérisé non relu

D SO

Le chlorure a été dosé à l’état de chlorure d'argent par pesée, avant et après l'avoir desséché.

1e II. Calculé.

La lithine a été dosée par simple évaporation à l’état de sulfate; ce même dosage a été fait aussi, en séparant le lithium à l’état de fluorure, par la méthode de M. Ad. Carnot.

Les deux premiers résultats ont été obtenus par la méthode de simple évaporation, et les deux derniers par celle de la séparation à l’état de fluorure de lithium en présence d'ammoniaque.

1 Jitie II. IV. Calculé.

L'eau a été dosée par différence après dessiccation dans l'appareil décrit au début de ce travail à propos du chlorure double de manganèse et de li-

thium.

I II. Calculé.

Le chlorure double de cuivre et de potassium K CI, Cu CI, 2H0, décrit par Mitscherlisch et Jacquelain a été étudié par Rammelsberg (‘); ce sel cristallise en octaèdres quadratiques bleus dans une solution concentrée contenant équivalents égaux des deux chlorures.

M. Meyerhoffer (?), dans un travail sur les transformations réversibles du chlorure double de cuivre et de potassium, décrit des cristaux brun rouge formés par un chlorure double de cuivre et de potassium répondant à la formule 2 Cu CI, K CI; ce chlorure double est anhydre, il se dépose de sa solution concentrée à chaud et n’est stable que vers 90°. Si on le laisse refroidir à l’air humide ou qu’on cherche à le dissoudre, il devient bleu et se décompose; la liqueur contient un mélange équimoléculaire du chlorure double Cu CI, KCI, 2H0 et de chlorure de cuivre Cu CI, 2H0; ce qui donne comme formule brute 2Cu CI, KCI, 4HO..

Au premier abord on pourrait supposer avoir affaire à un hydrate du composé brun décrit ci-dessus; mais un examen attentif démontre qu'il n’en est rien, et, que ce composé s’est dissocié en deux sels, qui cristallisent séparément : le chlorure double Cu CI, K CI, 2HO, qui est stable à la température ordinaire, et le chlorure de cuivre vert Cu CI, 2 HO.

M. Meyerhoffer a bien voulu venir au laboratoire me répéter quelquesunes de ses expériences principales sur la formation de ce chlorure double anhydre brun. Ce sel est très instable, cristallise bien, quoique difficile à obtenir en gros cristaux et surtout difficile à conserver.

Ces cristaux sont constitués par de petites aiguilles brunes presque microscopiques. La masse cristalline est souillée par la présence de petits cristaux de chlorure de potassium.

J'ai pu pourtant m’assurer, avec M. Meyerhoffer, qu’il ne contenait pas d’eau de cristallisation. On peut chauffer ce sel au rouge sans le décomposer.

Les conditions de formation, de stabilité et de décomposition ont été

(:) RammezsBerG, Pogg. Ann., t. XCIV, p. 5os. (2) Meyernorrer, Zeitschrift für Phys. Chem., 3° série, t. IV.

très bien étudiées par M. Meyerhoffer, et je ne puis que renvoyer à son Ouvrage pour l'étude des courbes de solubilité et des coefficients de partage entre les composants et le composé dans une solution chauffée à différentes températures.

Cet auteur signale en même temps que ce chlorure double de cuivre et de polassium deux autres composés auxquels il attribue la même formule, le chlorure double de cuivre et d’ammonium, le chlorure double de cuivre et de lithium.

Ces deux composés sont aussi rouges et ne contiennent pas d’eau de cristallisation.

Ils se forment et ne sont stables, comme le chlorure double de potassium et de cuivre, qu’à chaud et en présence d’acide acétique.

Je tiens à faire remarquer que le sel double de cuivre et de lithium que j'ai préparé, dont j'ai donné plus haut le mode de préparation et les analyses complètes, n’a rien de commun avec celui signalé par M. Meyerhoffer.

J'ajouterai que mon chlorure double existe à chaud, même en solution concentrée. Si l’on fait cristalliser cette solution à 70° en présence d'acide acétique, on obtient un chlorure double hydraté, identique à celui que J'ai décrit. ;

Je n’ai pu obtenir le sel double de lithium et de cuivre décrit par M. Meyerhoffer en opérant suivant la méthode de cet auteur; tandis qu’au contraire j'ai reproduit facilement et dans les mêmes conditions ses expériences sur le chlorure double de cuivre et de potassium.

Chlorure double de cuivre et d’ammoniaque Cu CI, Az H' CI, 2H0. — Ce sel se forme dans les mêmes conditions que le chlorure double de cuivre et de potassium. Il cristallise comme lui en octaèdres quadratiques bleus. Ce sel a été étudié successivement par Graham, Mitscherlisch, Cap et Henry (‘). Son étude a été reprise par Rammelsberg (?) qui en donne l'analyse suivante :

Trouvé. Calculé.

PGA PE SEE ie D » 12,99 us sain 25,27 22,84 CT MT eue dates 01,70 b1,18 ES PNR DR » 12,99

1) Car et Henry, Journal de Pharmacie, 2° série, t. XXII.

() (2?) RammeLsBerG, Pogg. Ann., t. XCIV, p. 507.

Hautz (*) décrit un autre chlorure double de cuivre et d’ammoniaque répondant à la formule Az H*' CI 2 Cu CI, 4H0.

Ce composé se dépose en beaux cristaux bleu vert, d’une solution contenant 1 équivalent d’acide chlorhydrique saturé d’ammoniaque et 2 équivalents du même acide saturé par deux équivalents de carbonate de cuivre.

Les analyses faites par Hautz ont donné les résultats suivants :

Calculé. Trouvé.

A7 HE CARE RENE CEE 8,05 8,08 PR TR 28,30 2770 (GRR AN a ” 43,49 47 , 39 HO PERRET RARE 16,16 19,46

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