‹ Sur Quelques Observations De Tuberculose De L'Adulte Avec Adénopathies MédiastinesChapitre 13 sur 28 · RUES PL · texte numérisé non relu

RUES PL

Il semble bien en effet qu'on doive admettre le rôle de l’adénopathie médiastine dans la compression du nerf récurrent gauche et de l’œsophage, et l’identité de nature entre cette adénopathie et celle dont, grâce à son siège sus-claviculaire et à son évolution vers la caséification, il a été possible de démontrer par ponction et inoculation au cobaye la nature tuberculeuse.

L’objection la plus sérieuse qu’on puisse faire à cette manière de voir serait d’invoquer l’association à la tuberculose d’une médiastinite syphilitique : on sait en effet que Sergent a démontré à plusieurs reprises la réalité d’un pareil complexe morbide, et l’on sait aussi qu'Ameuille insiste sur l’aptitude particulière de la spécificité à donner naissance à des médiastinites supérieures, la tuberculose se localisant plus volontiers à Ia partie inférieure du médiastin ; mais mi l’aspect radiologique avec les calcifications qu'il a démontrées, ni les anamnestiques, ni l'examen clinique complet, ni les réactions sérologiques, ni les résultats du traitement d’épreuve institué à plusieurs reprises ne permettent de soutenir pour notre malade une semblable hypothèse.

Ce cas constitue donc un fait très rare d’adénopathie médiastine tuberculeuse de l’adulte, entraînant un syndrome médiastinal, fruste nous le voulons bien, mais indiscutable. Or, nous savons aujourd’hui non seulement que les symptômes physiques innombrables, décrits jadis avec tant de luxe, et considérés

comme révélateurs des adénopathies trachéo-bron -

Page 1