‹ Sur Quelques Observations De Tuberculose De L'Adulte Avec Adénopathies MédiastinesChapitre 12 sur 28 · BR ET · texte numérisé non relu

BR ET

Une cuti-réaction est faite à la face externe du bras droit. Elle s’avère deux jours après très fortement positive, papuleuse, avec un aspect en cocarde.

Un examen laryngoscopique confirme le diagnostic de paralysie de la corde vocale gauche. Aucune autre anomalie n’est visible au point de vue laryngé : la muqueuse est saine.

Un examen œsophagoscopique est demandé au D' Dufourmentel qui nous adresse le compte rendu suivant :

Aucune lésion de la muqueuse. Passage libre jusqu’au niveau de l’aorle. À ce point, l'œsophage est fortement dévié en avant et à droite par une saillie bilobée non pul; salile, beaucoup plus volumineuse que la saillie normale de l'aorte.

Adénopathie sus-claviculaire droite d’allure néopla-

sique. Paralysie laryngée. Néo-primitif ?

Le diagnostic reste toujours en suspens. On parle d’un minuscule épithélioma laryngé ou thyroïdien, non décelable par les méthodes d'exploration dont nous disposons.

D’autres pensent à une maladie de Hodgkin au début : une biopsie ganglionnaire, qui pourrait infirmer ou confirmer ce diagnostic, paraît difficilement proposable ; la volumineuse masse sus-claviculaire est trop adhérente, trop fixe pour qu'on puisse sans inconvénients intervenir à ce niveau ; les ganglions axillaires sont silués tout à

fait au sommet de l’aisselle el, pour les prélever, il fau -

nero IE drait pratiquer sous anesthésie générale une véritable dissection du creux axillaire.

La malade est alors montrée au professeur Hartmann, qui trouve au niveau de la masse principale, sinon une fluctuation franche, du moins un certain degré de rénittence et qui conseille la ponction. Devant l’imprécision des signes, la malade s’opposant d’ailleurs à toute intervention, on attend. Mme T... quitte l'hôpital deux jours après,

Trois semaines se passent,et un matin, la malade revient nous trouver, souffrant intensément au niveau de son adénopathie sus-claviculaire. Nous découvrons en effet celle-ci rouge, ramollie et menaçant de se fistuler spontanément. ,

La ponction pratiquée sur-le-champ ramène plusieurs centimètres cubes de pus séro-grumeleux. On n’y trouve pas de bacilles de Koch à l’examen direct. Aucun microbe n’y est décelable après coloration, ni après culture.

- On inocule alors un cobaye : l’animal sacrifié présente des lésions indéniables de tuberculose, avec présence de bacilles.

La malade est alors adressée à nouveau au D' Damas qui la traite par l’allergine, puis par l’antigène méthylique.

Actuellement, mars 1935, la malade est porteuse de deux ganglions tuberculeux fistulisés, drainés par un faisceau de crins.

L'état général est stationnaire.

Cette observation présente des particularités notables :

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