‹ Sur Quelques Points de Physiologie Chirurgicale du Membre Inférieur: Comme Introduction à l'Étude de la CoxalgieChapitre 13 sur 19 · DER · texte numérisé non relu

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lombaire et de la mobilité sacro-vertébrale ne sont pas dépassées, le bassin reste immobile, mais aussitôt ces

bornes franchies, il s’ébranle à son tour, s'incline en avant

ou se redresse en arrière, s'élève ou s’'abaisse suivant le

sens de l’inclinaison latérale du tronc. Dans ce dernier . cas la ligne bicotyloïdienne de transversale devient néces-

sairement oblique; et comme elle ne peut se mouvoir par

une de ses extrémités, sans entraîner les appendices qui s’y âttachent, on voit ceux-ci se mouvoir à leur tour.

S'ils sont dans l’extension, qu’advient-11? Un allongement du côté qui s’abaisse, un raccourcissement du côté qui s'élève, tous deux apparents, tous deux égaux. à

Lorsque les membres ainsi déplacés, restent parallèles à l’axe du corps, 1l formeront nécessairement avec la ligne bicotyloïdienne celui qui est élevé un angle aigu, celui qui est abaissé un angle obtus, c’est-à-dire que le premier sera dans l’adduction et le second dans l'abduction. C’est cettè situation que J. Guérin a appelé obliquation des fémurs et qui est si fréquente dans la coxalgie.

Supposons que les membres étant ainsi disposés on tente de faire tenir debout le sujet en expérience on verra que c’est impossible, le centre de gravité tombant en dehors de la base de sustentation, mais aussitôt l’incurvation lombaire se produit, le tronc se relève et l'équilibre est rétabli.

Le professeur Verneuil, dans une communication faite au Congrès de Lyon en 1873 a bien étudié ce point important de physiologie.

Le mouvement de balance du bassin a pour centre l'articulation sacro-vertébrale, et pour axe une ligne

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fictive traversant d'avant en arrière cette articulation. Mais comme les mouvements de cet article sont très limités, le déplacement a des centres multiples répondant à plusieurs articulations de la colonne lombaire, aussi - l'axe: vertébral correspondant devient-il le siège d’une incurvation à concavité regardant du côté où le bassin s'élève.

Au lieu de s’incurver la colonne vertébrale peut simplement s’'incliner latéralement, à droite, par exemple, il en résulte une élévation de l'extrémité gauche de la ligne bicotyloïdienne : d’où l'ascension du membre inférieur -correspondant à condition que son congénère soit fixe, sinon il y à abaissement du membre droit. -. Nous venons de voir deux groupes de mouvements consécutifs à une mobilisation de la colonne vertébrale : 4° dans le sens antéro-postérieur; 2° dans le.sens transversal..[l en reste un 5° dans un plan perpendiculaire à Taxe du corps. È Il est consécutif à une rotation rachidiénne. La ligne bicotyloïdienne se meut d’arrière en avant ou d'avant en arrière. Supposons le corps suspendu et la colonne rachidienne se tordant de droite à gauche : l'extrémité droite de la ligne: bicotyloïdienne et son appendice ilio-crural sé portent en avant: par contre l'extrémité et le membre inférieur gauches seront transportés en arrière d’une égale quantité. Des deux épines iliaques, la droite devient plus antérieure et plus saillante, la gauche plus postérieure. Si le‘sujet est assis même évolution de la ligne bicotyloïdienne, les fémurs fléchis subissent un déplacement horizontal au. prorata de celui des épines iliaques :

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il s'ensuit que le droit est plus saillant, paraît allongé en un mot.

Si le sujet est couché, il n’y a qu’une des extrémités de la ligne bicotyloïdienne qui se déplace, entraînant avec elle l'extrémité supérieure de l’appendice ilio-crural correspondant, mais sans modifier sa longueur, pourvu que ce mouvement ne dépasse pas certaines limites bien entendu.

B. Force appliquée sur les membres inférieurs.

Nous avons épuisé toute la série des déplacements. consécutifs aux mouvements de la partie supérieure de l'appareil vertébro-pelvi-crural, il est évident que l'inverse est rigoureusement exact et que tout déplacement dans l'extrémité inférieure de cetappareil amène les déplacements inverses dans l'axe vertébral : c’est ainsi qu’une flexion des deux membres détermine une lordose lombaire qu'une élévation d’un des membres amène une scoliose, après avoir produit une obliquité de la ligne bicotyloïdienne, etc.

C. Enfin toute force mobilisant la pièce intermédiaire, le bassin, agit nécessairement sur les deux précédentes.

En résumé : « L'observation, dit le professeur Verneuil, démontre que dans le mouvement qui nous occupe, la plus étroite solidarité existe entre les déplacements partiels des trois segments superposés, tronçon lombaire, bassin, membres inférieurs, que toute incurvation du premier (le tronc restant fixe) amène fatalement la double inclinaison du second, et la position asymétrique des troisièmes; que tout mouvement de la balance du bassin implique la scoliose lombaire en haut, et en bas l’allon-

gement et le raccourcissement simultanés des membres inférieurs (supposés dans l'extension) : — qu’enfin la position, à des hauteurs différentes des deux fémurs, les membres étant étendus, supposés de même longueur et non luxés, entraîne inévitablement la double obliquité de la ligne bicotyloïdienne et l'incurvation latérale de la colonne lombaire. »

Jusqu'ici nous avons décrit les différentes situations de l'appareil vertébro-pelvi-crural, en elles-mêmes voyons leurs causes et étudions leur mécanisme. Il nous faut le faire suivant les 3 groupes de mouvements.

À. Mouvements dans le sens antéro-postérieur.

a) Mouvement de flexion : ils sont dus à l’action des muscles de la paroi abdominale antérieure, ::1 psoasiliaque, au couturier et au droit antérieur.

b) Mouvement d'extension : muscles pelvi-rachidiens, grand fessier, biceps, demi-tendineux, et demi-membraneux. | |

Nous avons assez longuement décrit le mécanisme de ces deux mouvements pour y revenir.

B. Mouvements dans le plan transversal, mouvements de balance.

Ce sont les plus compliqués. Le professeur Verneuil (1) a donné une minutieuse analyse de leur étiologie et de leur mécanisme, nous ferons de larges emprunts au mémoire de notre cher maître.

Supposons l'ascension de la crête iliaque droite. Elle peut s'effectuer de plusieurs façons :

(1) Verneuil. Assoc. française pour l’avancement des sciences, 1873.

1° Par propulsion immédiate de bas en haut de los iliaque droit. £ ,

Dans la position assise ou session (vieux mot inusité de nos jours et qui mériterait d’être rendu au langage physiologique), sur un plan ascendant de gauche à droite ou à califourchon, quand l’axe du corps se porte à gauche de la crête du support. . |

20 Par propulsion médiate, ou par l'intermédiaire des os du membre inférieur : dans la position à genoux sur un plan oblique, dans la station verticale-sur un sol irrégulier, ou lorsqu'on se tient debout sur les deux pieds, dont le gauche par exemple, est nu et le droit muni d’une chaussure à talon. Enfin dans le décubitus horizontal, lorsque le membre droit, étant rigide quelqu'un presse de bas en haut sur le talon.

3° Par traction verticale, exercée par les muscles qui,

prenant leur insertion fixe sur le côté du rachis et du thorax attirent en haut leurs insertions mobiles et élèvent par conséquent l’os iliaque ou le côté correspondant du sacrum : muscle carré des lombes et obliques. . & Par traction horizontale. Lorsque, dans le décubitus dorsal on porte l’abduction du membre inférieur droit par exemple au delà de ses limites naturelles, on voit l'os iliaque correspondant s’élever.

Voici comment ce mouvement s'explique d’après le professeur Verneuil. L’abduction se fait sans mobilisation du bassin jusqu’au moment où les muscles adducteurs (en particulier le droit interne) et la partie inférieure de la capsule sont arrivés à un degré d’extension maximum. qui limite l'écartement du membre; si le

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fémur continue à se porter en dehors, les agents fibreux et musculaires susdits, transformés en cordons inextensibles, suivent l'os de la cuisse et entraînent nécessairement en dehors et en haut sa partie sous-cotyloïdienne, de façon que, par suite d’un mouvement de bascule, ayant pour centre l'articulation, sa partie suscotyloïdienne, c’est-à-dire l’ilion, se porte en haut et en dedans.

Telles sont les causes qui élèvent une des extrémités de la ligne bicotyloïdienne ou un des 6s coxaux : voyons celles qui l’abaïissent.

Soit par exemple l’os coxal gauche: 1° traction mécanique exercée médiatement de haut en bas sur le membre inférieur correspondant et suivant l’axe longitudinal de ce membre; 2° traction immédiate exercée sur la partie suscotyloïdienne de l'os iliaque; 3° contraction des muscles vertébro et thoraco-iliaques de l’autre côté, c'est-à-dire des muscles qui élèvent simultanément l'os iliaque droit. ; )

Or dans quelles circonstances voit-on ces causes agir ? Quand comme le fait remarquer M. Verneuil, dans un but thérapeutique on pratique l’extension continue du membre inférieur gauche, où qu’on place le membre sur le double plan incliné. — Dans Fadduction forcée de ce même membre (par le mécanisme décrit ci-dessus, mais en sens inverse). Enfin l’abaissement de l'os coxal gauche peut-être produit par toutes les causes qui élèvent le droit et notamment des muscles lombo et l(horacoiliaques (c'est ce qui a lieu à droite quand dans le décubitus dorsal, on essaie de repousser un corps quelconque avec le pied gauche).

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En somme, dit le professeur Verneuil, les causes efficientes de l’oscillation pelvienne se réduisent à trois, « la contraction des muscles lombo et thoraco-iliaques, les impulsions passives que le bassin reçoit du dehors, l'exagération des mouvements d’abduction et d’adduction. » k

Quelle que soit du reste la cause, celle des trois pièces de l'appareil vertébro-pelvi-crural qui recevra la première l'impulsion présentera le maximum de dépfacement: colonne vertébrale si ce sont les muscles lomboiliaques qui sont les agents d’impulsion, appendice iliocrural si c’est le membre inférieur quiest soulevé, etc.

C. Mouvement dans le plan perpendiculaire à l'axe du corps, mouvement de rotation du bassin, en vertu duquel, une des épines iliaques se porte en avant, tandis que l’autre se porte en arrière. Ce mouvement peut se faire de plusieurs façons comme ci-dessus. :

1° Par propulsion ammediate d’arrière en avant, comme dans le décubitus dorsal sur un plan inégal, l'os coxal droit, par exemple, reposant sur une saillie, ou d'avant en arrière, par une pression directe sur l’épine iaque quand on veut modifier la situation du bassin.

2° Par propulsion médiate, par l'intermédiaire du membre inférieur porté en avant ou en arrière en totalité.

3° Par traction, d’après deux mécanismes : a. par contraction des deux obliques, ceux de droite par exemple, prenant leur point d'appui sur le thorax, l’épine iliaque droite se porteen avant; b. par torsion de la colonne lombaire dépassant les limites naturelles. Là encore c’est

l’épine droite qui se porte en avant si la torsion se fait de droite à gauche.

8 IV. — Du membre inférieur comme support, ou de la station bilatérale et unilatérale.

On a depuis longtemps distingué la station en bilatérale et unilatérale, suivant que le poids du corps repose sur les deux membres à la fois ou sur un seul. Cette division mérite d’être conservée : mais ici encore, des définitions exactes ne sont pas inutiles. On doit considérer comme station verticale sur les deux pieds, ou station bilatérale, la position debout, dans laquelle le poids du corps est également ou Inégalement partagé entre deux supports et commestation verticale naturelle sur un seul pied ou station unilatérale ou position hanchée, celle où le poids est porté par un seul des membres, le pied du côté opposé, quoique reposant à terre ne servant que très peu ou même pas du tout comme moyen de sustentation.

C’est la définition de ces deux états que donne Longet : c'est celle que nous adopterons.

Etudions ces deux positions physiologiques.

À. — Station bilatérale. — Elle a pour caractère essentiel avons-nous dit, le contact de l’extrémité inférieure des deux membres avec le sol, et la répartition égale ou inégale du poids du corps entre les deux supports. Elle affecte, du reste des formes diverses que les physiologistes n'ont pas cru devoir décrire minutieusement et que

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les pathologistes ont cependant grand intérêt à connaître.

Elle est symétrique et asymétrique.

I. La station symétrique est caractérisée anatomiquement par l'égalité de longueur des membres et physiologiquement par la répartition égale du poids du corps entre eux deux : elle est par là même divisée en parfaite et imparfaite.

Quelques exemples feront bien saisir cette distinction. Dans la station verticale sur les deux pieds et sur un sol uni (position debout ordinaire), le bassin horizontal et les deux membres inférieurs verticaux figurent un portique à deux piliers perpendiculaires au sol, parallèles entre eux, et à l'axe général du corps, d’égale longueur et reposant sur des bases d’égale dimension.

Les trois côtés du portique forment avec le plan-résistant qui les soutient un quadrilatère ou un parallélogramme rectangulaire, à grand axe vertical, lequel représente la longueur des piliers ou la hauteur du portique. Les deux membres inférieurs sont dans l’extension complète, parallèle à l’axe du corps qui passe à égale distance de l’un et de l’autre, et parallèles entre eux; les deux malléoles internes sont distantes de vingt à vingt-cinq centimètres. De plus dans leur rotation légère en dehors, les axes des pieds forment une angle ouvert en avant. Les rainures interfessières et vulvaires sont sur la verticale; 1l y a un certain degré de lordose lombaire. Les plis inguinaux et fessiers sont rigoureusement symétriques, d’où symétrie parfaite du trident vulvo-inguinal, chez la femme et l’Y inguino-pénien chez l’homme, et

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l'égalité des angles génito-cruraux chez les deux : les saillies trochantériennes et fémorales sont symétriques et égales, les plis fessiers sont également symétriques.

On retrouve toutes ces conditions (de symétrie par+ faite): dans la positon accroupie, où les deux piliers forment deux tiges brisées, et présentent le maximum du raccourcissément intrinsèque; dans la station sur la pointe des pieds, où l’on constate le maximum dé l’allongement intrinsèque ; dans la double adduction quand les deux talons se touchent; dans la double abduction quand les deux piliers s’écartant forment avec la ligne bicotyloïdienne des angles obtus ouverts en dedans. Seulement le quadrilatère change de forme : dans les deux premiers cas il se raccourcit où s’allonge tout en restant rectangulaire; dans les deux seconds il devient trapézoïde à côtés égaux convergents ou divergents, mais toujours égaux.

Dans la symétrie imparfaite, les piliers restent toujours égaux en longueur, et le côté supérieur et inférieur du quadrilatère toujours parallèles, mais deux cas se présentent : 1° les deux membres ne sont plus dans le même plan transversal, tout en restant à égale distance de la ligne médiane, l’un deux légèrement fléchi se porte en avant, l’autre plus ou moins étendu reste en arrière.

Le bassin toujours horizontal est soutenu par des supports obliques au même degré, l’un antérieur, l’autre postérieur. Le quadrilatère devient plus compliqué : la ligne bicotyloïdienne et la ligne bipédieuse restent horizontales, mais les plans verticaux auxquelles elles

Er appartiennent se coupent à angle aigu par la partie moyenne.

2° Un deuxième cas s’observe : c'est la situation. bilatérale sur un sol oblique; les deux membres sont parallèles et d'égale longueur, mais l’un deux est nécessaire ment plus élevé que l’autre et, par conséquent, il repousse en haut l'os iliaque correspondant. La lige bicotyloïdienne est forcée de devenir oblique au même degré que le plan du sol pour maintenir le parallélisme, . le membre élevé est dans l’adduction, l’autre dans l’abduction : le quadrilatère cesse d’être rectangulaire pour devenir lozangique.

Ces deux exemples montrent bien les différences qui existent entre la longueur fonctionnelle et les longueurs physiologiques intrinsèques et extrinsèques. Dans le premier les deux membres ont la même longueur fonctionnelle, comme supports, puisque la ligne bicotyloïdienne restant horizontale; ses deux extrémités demeurent à une égale distance du sol, mais ils n’ont plus la même longueur intrinsèque : en effet le membre placé en avant devient plus long par le fait de l'extension du pied sur la jambe (allongement intrinsèque) et le membre qui reste en arrière devient plus court par la flexion du pied (raccourcissement intrinsèque).

Dans le second les deux supports sont d'égale longueur puisque pour les deux la distance entre le faîte et la base est la même, cependant l’obliquité du sol fait que le membre le plus élevé est dans un état de raccourcissement extrinsèque et que le membre abaissé est au contraire dans un état d’allongement apparent.

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Il va de soi que dans la station bilatérale symétrique parfaite ou imparfaite le poids du corps est également réparti entre les deux membres. Car il serait impossible de concevoir deux piliers égaux en longueur, reposant sur un plan solide soutenant une ligne parallèle à ce plan et ne partageant pas la charge par moitié.

IT. La station bilatérale asymétrique est caractérisée anatomiquement par l’inégalité de longueur fonctionnelle des membres et physiologiquement par l'accumulation plus considérable de la charge sur l’un deux. Chaque membre ayant une position particulière et une fonction spéciale, doit être décrit à part : l'un deux est rigide, immobile, c’est le support principal, l’autre est flexible, mobilisable et joue le rôle de soutien ou même d'appui latéral ou d’étai. Le spécimen le mieux connu est la position hanchée qu’on décrit à tort comme un type de station unilatérale. Dans cette attitude, le bassin n’est plus horizontal ni parallèle au plan du sol, devenu oblique il se rapproche de ce plan du côté du membre étai.

La longueur fonctionnelle étant mesurée par la verticale étendue de la ligne bicotyloïdienne au sol, ou pratiquement, par une ligne étendue de l’épine iliaque antérosupérieure au sol, le membre support est nécessairement plus long et le membre étai plus court, mais d’autre part l’abaissement de l'os iliaque met ce dernier en état d’allongement extrinsèque.

Pour comprendre comment un même membre peut offrir à la fois le raccourcissement fonctionnel et l’allongement extrinsèque, il faut se rappeler les changements de longueur intrinsèques qu’il peut subir. Pour détruire

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les effets de l’abaissement du bassin (allongement extrinsèque), il suffit de fléchir les segments du membre du même côté : aussitôt un raccourcissement intrinsèque s'établit, qui détruit l’allongementextrinsèque. La flexion susdite peut se faire au niveau du genou ou de la hanche, l’abduction et l’adduction produisent le même résultat ce qui fait que dans la position hanchée le membre étai, fonctionnellement plus long peut figurer soit une ligne brisée soit une ligne droite, rester dans le même plan que l’autre, ou se porter en avant, ou en arrière et même croiser le membre support au niveau du tibia. Finalement nous avons le résultat suivant. Le membre support rectiligne, légèrement oblique de bas en haut et de dedans en dehors et en adduction reste fixe dans cette position. Le membre étai varie infiniment sa position tantôt rigide, tantôt brisé, dans la flexion, l’extension, l’adduction ou l’abduction. Le quadrilatèreést toujours irrégulier, aucun côté n'étant parallèle à son congénère, aucun angle n'étant égal à l’angle opposé. Deux des côtés sont fixes et commune est leur longueur, savoir la ligne bicotyloïdienne et le membre support, les deux autres côtés, savoir la ligne bipédieuse et l'axe du membre étai sont susceptibles de changements considérables.

A côté de la position hanchée, que nous avons déjà vu varier beaucoup par la position du membre mobile nous pouvons décrire d’autres variétés de station bilatérale asymétrique, celle par exemple dans laquelle le membre support est à la fois fonctionnellement et intrinsèquement plus court que le membre étai; lorsque, par exemple, étant hanché sur la jambe gauche vous augmentez la lon-

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gueur intrinsèque par l'extension forcée du pied, augmentation qui a pour résultat de soulever l'os iliaque correspondant.

“Dans toutes ces positions asymétriques les modifications morphologiques sont les suivantes :

Supposons la position hanchée gauche :

Le grand trochanter semble plus saillant et la fesse plus étendue; la fente vulvaire ou l’axe du pénis prolongé tombe sur la cuisse support; le sinus génito-crural gauche se ferme, le pli inguinal se déprime à la partie interne d’où une asymétrie du trident vulvo-inguinal, ou de PY inguino-scrotal. Le pli fessier garde sa place. Par contre le membre droit se place dans l’abduction et la rotation externe. Le bassin descendant de ce côté amène un allonsement que corrige la flexion au pli de laine et au genou. Le sinus génito-crural droit s'ouvre, le pli fessier s’abaisse ainsi que le pli inguinal.

A la lordose s’ajoute un peu de scoliose à convexité droite. Parfois, quand le membre droit s’est porté un peu en avant l’épine iliaque correspondante proémine et la colonne lombaire se tord sur son axe longitudinal.

L'’axe prolongé du corps vient toucher la malléole interne gauche et s’écarte beaucoup dela droite.

Nous ne pousserons pas plus loin la description des variétés de la station bilatérale asymétrique dont nous espérons avoir suffisamment exposé les caractères fondamentaux. Mais ceci nous permet de présenter, sous un nouveau jour, les trois variétés de changement de longueur physiologique des membres.

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Toutes les trois variétés sont indispensables au fonctionnement du membre dans la station, et dans la marche, car toutestrois sont solidaires, chacune Joue, par rapport aux deux autres tantôt le rôle d’adjuvant, tantôt le rôle de correctif ou de compensateur parce que dans . la station symétrique le poids du corps également réparti sur les deux membres ont la même longueur fonctionnelle. Si l'un se porte en avant et s’allonge il faut que l’autre se porte en arrière pour se raccourcir d’une quantité égale : si l’un des membres se porte en dehors il faut que l’autre se porte en dedans d'une quantité égale et aussitôt la symétrie est rétablie.

Si sur un sol oblique l’un des membres est élevé 1l faut que l’autre s’abaisse d’une quantité égale pour que le parallélisme persiste entre les deux plans du bassin et du sol. L'allongement extrinsèque corrige icile raccourcissement extrinsèque.

Dans la station bilatérale asymétrique l’un des membres est fonctionnellement plus long et doit l'être, pour décharger le membre opposé et lui donner du repos, mais pour éluder le poids ce dernier doit nécessairement devenir plus court, l’abaissement du bassin s’allonge aussi doit-il se raccourcir intrinséquement et ainsi de suite.

Nous sommes actuellement en possession d’un moyen sûr et commode pour apprécier la symétrie ou l’asymétrie des membres dans la station, il consiste non plus seulement à déterminer la situation isolée d’un membre ou même à comparer les deux membres entre eux, mais bien à tracer un quadrilatère avec la ligne bicotyloï-

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dienne, la ligne bipédieuse, la ligne qui représente le plan du sol, et enfin les deux membres : le quadrilatère étant établi, il suffit de voir s’il est rectangulaire ou trapézoïde ou irrégulier et d’une situation telle que la symétrie existe ou n'existe pas, et de savoir d’où provient l’asymétrie quand elle est constatée. Le même procédé convient, nous le verrons dans un instant dans la position couchée. À à

B.— Station unilatérale. — Le poids du corps repose sur un seul membre, l’autre devient libre et demeure suspendu au bassin : il peut encore toucher le sol mais sans y prendre un point d'appui.

Danscette attitude, un seul membre estactif et soutient à lui seul le poids du tronc et des membres supérieurs ; le poids du bassin et jusqu’au poids de l’autre membre, qui alorsest devenu indépendant et peut exécuter librement tous les mouvements que lui permettent ses attaches à l'os iliaque et subir en liberté l'allongement et le raccourcissement intrinsèques et extrinsèques, s’écarter du sol ou au contraire y tomber mais à la condition de n’y pas prendre un point d'appui, subir enfin tous les changements de longueur imaginables, à la condition toutefois : 1° d’être toujours plus court que le support; 2° s’il touche le sol de n’y pas prendre de point d'appui. |

Il est en effet impossible de comprendre qu’un poids reposant sur deux tiges égales en longueur pèse sur l’une à l'exclusion de l’autre. Cette proposition est absolue et n’est pas infirmée par l’état de rigidité d'un des

deuxmembres et l’état de flexibilité de l’autre, si le poids M. )

ne repose pas exclusivement sur le premier et pèse un peu . sur le second ou ne peut plus dire qu'il y a station unilatérale.

En résumé la station unilatérale est caractérisée anatomiquement par lecontact avec le sol d’un seul membre et naturellement par l'accumulation sur ce membre de tout le poids de la masse corporelle. Elle a pour conséquence inévitable la position asymétrique des deux membres, et pour condition préalable nécessaire la briéveté plus grande, apparente bien entendu, du membre détaché du sol. ;

Cette asymétrie dans les deux moitiés du bassin entraîne des modifications morphologiques qui naturellement ne sont que l’exagération des modifications déjà signalées dans la position bilatérale asymétrique, inutile de les décrire de nouveau. :

$ V.— Position assise.

Dans la position assise il y a lieu de distinguer deux Cas :

1° Position assise sur les deux fesses. Les deux membres parfaitement symétriques sont dans la flexion, la rotation en dehors, et l’abduction. Les cuisses divergent assez pour que les genoux soient distants de 45 à 20 centimètres ou plus encore. Au contraire, les jambes convergent le plus souvent de façon que les pieds, reposant sur le sol par leur bord externe, arrivent au contact. Le bassin regarde plus directement en haut, l'angle sacrovertébral et la convexité lombaires tendent à s’effacer :

= Gp dans lPattitude négligée existe un certain degré de cyphose. |

2° Position assise sur une seule fesse, la gauche je suppose : l’asymétrie des membres reparaît sur tous les points. A gauche abduction rotation en dehors, flexion considérable au pli de l’aine et au genou : pied reposant sur le sol par son bord externe, ascension du côté correspondant du bassin avec retrait de l’épine iliaque en arrière. Torsion de la colonne lombaire, scoliose lombaire à convexité gauche : membre droit dans l’adduction, la rotation en dedans et dans l'extension moyenne.

Le pied repose sur le sol par son bord interne. Le genou droit est situé plus bas que le gauche, mais en revanche 1l le dépasse notablement en avant.

Comment dans la station assise mesurer les deux membres et voir s’il y a symétrie ou asymétrie ? rien de plus simple, remplaçons le sol ou la ligne bitalonnière par la ligne bicondylienne (ligne passant par le bord inférieur, devenu antérieur, des condyles des deux fémurs) le portique reparaît alors avec toutes ses propriétés et la figure, qu’il forme, sera un rectangle (symétrie) ou un parallélogramme (asymétrie).

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