AU RS
Ces suppositions sont faciles à vérifier expérimenta— lement, aussi la solidarité des trois pièces ne pouvant être mise en doute, il ne reste plus qu'à en déterminer les conditions, à en donner l'interprétation et à en exposer les conséquences au point de vue spécial qui nous occupe, c’est-à-dire les changements de longueur physiologique des membres inférieurs. d __ L'observation constate d’abord deux formes de cette
solidarité, tantôt la mobilisation simultanée se borne à deux pièces seulement : un membre inférieur et le bassin; autre membre restant immobile (solidarité partielle) ; tantôt les trois pièces s’ébranlent à la fois ou du moins successivement, l’impulsion passant de l’une pour se transmettre aux deux autres(solidarité totale.) Cette dernière forme elle-même, comporte deux variétés distinctes suivant que les.trois pièces se déplacent dans la même direction ou bien que les deux appendices ilio-cruraux, semblent se mouvoir-en sens inverse. Ces différences sont dues à la source du mouvement initial, à l'intensité de ce mouvement, enfin aux résistances capables de lutter contre lui, Pour comprendre ces différences il faut ajouter à la description sommaire que nous avons donnée de lap- päreil pelvi-crural, un détail jusqu'ici passé sous silence. Cet appareil en effet n’est pas isolé du reste du corps, il est au contraire réuni au tronc par la colonne lombaire qui vient s’articuler par son extrémité inférieure avec le sacrum. Schématiquement et pour la commodité de l'étude nous pouvons admettre que l’axe du rachis vient tomber perpendiculairement sur le milieu de la ligne bicotyloïdienne. qu'il divise, ainsi,, en deux moitiés
égales. Cet appareil ainsi complélé et qu'on peut appeler appareil vertébro-pelvi-crural représente assez exactement la balance vulgaire et ses quatre pièces principales savoir : la fige de suspension (axe vertébral, le levier horizontal:ligne bicotyloïdienne, les deux branches verticales: membres inférieurs. La quatrième pièce, c’est-à-dire le tronc, jouit d’une certaine indépendance, sur le bassin et réciproquement, mais la solidaritése constate bien plus souvent encore. Indépendance et solidarité dépendent de la mobilité à la fois inconstestable et très minime dans la symphyse sacro-vertébrale et de la flexibilité à la fois évidente et assez restreinte de la colonne lombaire.
Toutes les données du problème étant acquises, nous pouvons étudier maintenant le jeu compliqué de cet appareil. Ses diverses pièces sont mises en mouvement par des forces : contraction musculaire, pesanteur, impulsions externes multiples, synergiques ou antagonistes.
Il-nous suffit pour le moment d'en constater les effets.
Or ceux-ci varient suivant le point d'application des forces (sur l’une quelconque des quatre pièces).
A. Sur le tronc qui peut être attiré en haut (action de se suspendre par les mains), ou poussé en bas (action ordinaire de la pesanteur) : dans ce cas, toutes les pièces de l'appareil pelvi-fémoral montent ou descendent en même temps, et j'ajoute d’une quantité égale s’il n°y a pas d'autre résistance à surmonter que le poids de leur masse.
Le tronc peut se mouvoir-en avant, en arrière ou s’incliner sur un côté : tant que les limites de la flexibilité