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libèrent tout leur brome lorsqu'on les met en contact avec de l’eau légèrement acidulée. Nous avons titré, selon la technique que nous avons déjà indiquée, cette richesse en brome pour chacun de ces deux nouveaux générateurs d'acide hypobromeux.

Voici les résultats que nous avons obtenus :

Dérivés bromés des acides

phényl phényléthyl

barbiturique barbiturique PELSEUD ESSATS AL UN Lan V2: 0 gr. 200 0 gr. 200 Solution d’hyposulfite N/10 . 13 cm® 60 12 cmÿ 23

Soit une teneur en brome de. 27 gr. 20 0/0 26 gr. 4o 0/0 Théorie 2. un 28er..20 29 gr. 72

Ces deux dérivés bromés, comme tous ceux que nous avons déjà obtenus ; se décomposent facilement si on les dessèche dans le vide. Tout de suite après leur précipitation, il faut les soustraire du milieu précipitant et les laisser sécher sous un entonnoir renversé. De même, ils se conservent mal en vases bouchés à l’émeri. Leur conservation se fait mieux dans un papier sulfurisé.

Nous avons remarqué que le dérivé bromé de l'acide phényl barbiturique se conserve moins longtemps que le dérivé de l'acide phényléthyl barbiturique. Il libère assez facilement une partie de son brome (c’est ce que met en évidence le résultat de l’analyse quantitative que nous venons d'indiquer plus haut : le chiffre trouvé pour cette valeur en brome est légèrement inférieur à celui qu’indique la théorie). Finalement, ce composé bromé de mauvaise conservation se liquéfie.

Le dérivé bromé de l'acide phényléthyl baïbiturique

placé dans un papier sulfurisé conserve très longtemps son titre en brome. Nous avons trouvé une même teneur en brome, pour ce composé, dans deux analyses effectuées à 26 jours d’intervalle.

Ces deux observations nous permettent de noter linfluence du nombre des chaînes latérales dans les réactions des dérivés de l’acide barbiturique : les composés qui possèdent deux chaînes latérales, donnent avec le brome des corps plus stables.

Il. Acides barbituriques à chaînes latérales cycliques ne possédant qu'une double liaison située en $, y. — L’acide cyclohenéxyléthyl barbiturique est un acide un peu particulier, si nous regardons le schéma de sa constitution du point de vue qui nous intéresse :

Na COR CH ; M NNH— CO/4\c € Sc B \CH?— CH?

ce schéma nous indique la présence d’une double liaison dans la chaîne latérale cyclique. Double liaison qui se ‘trouve placée en position 8y par rapport à la fonction acide du noyau barbiturique.

Nous avons isolé l’acide cyclohexénéthyl barbiturique, de la spécialité présenté par la « maison Bayer » sous le nom de « phanodorm », par une simple extraction à l’éther. Après avoir vérifié le point de fusion du corps ainsi obtenu, nous l’avons mis en solution dans l’eau, en présence de bicarbonate de potassium.

Sur deux prises d'essai contenant chacune 1 gr. de l’acide en question, nous avons fait agir sur l’une, un excès d’une

RS

solution iodo-iodurée et sur l’autre, un excès d’une soluüon bromurée. Ces deux réactions se sont passées de la même façon que celles que nous avons étudiées précédemment avec les acides à chaînes latérales acycliques et non saturées. Nous avons ainsi isolé du champ de ces deux réactions, deux précipités cristallins que nous avons purifiés par cristallisation dans l’alcool à 95° bouillant et que nous avons pu identifier.

Ils présentent les mêmes caractères que les lactones iodées et bromées que nous avons déjà étudiées. Ce sont des corps parfaitement cristallisés, dont les points de fusion pris au bloc Maquenne sont peu nets par suite de leur décomposition par la chaleur.

Traités par le zinc et l’acide acétique, ces deux composés libèrent l'acide cyclohexényléthyl barbiturique. Cette réaction permet également le dosage de l’iode ou du brome fixé sur ces dérivés. La formation de ces lactones iodées ou bromées, à partir de l'acide cyclohexényléthyl barbiturique peut s'expliquer si nous admettons la représentation d’un tel acide par le schéma proposé :

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