CONCLUSIONS
S1 nous envisageons l’ensemble des recherches que nous venons d'exposer, il s'en dégage les conclusions suivantes :
La forme de la chaîne ou des chaînes latérales fixées au noyau barbiturique joue un rôle capital dans le mode de réaction de ces composés vis-à-vis de l’iode et vis-à-vis du brome en milieu alcalin.
1° L'iode et le brome se fixent sur l’azote du noyau barbiturique en remplacement d’un atome d’hydrogène, lorsqu'on les fait réagir sous forme d’acides hypoiodeux ou hypobromeux naissants, sur les dérivés barbituriques porteurs de chaînes latérales acycliques saturées ou de chaines latérales cycliques complètement saturées ou à noyau benzénique.
Les composés iodés qui résultent de cette réaction n’ont pas pu être isolés, ils se décomposent tout de suite. Quant aux composés bromés ils sont parfaitement cristallisés, leur titre en brome peut être évalué d’une façon précise, ces composés penvent, être considérés comme étant des générateurs d'acide hypobromeux.
Remarquons que les corps bromés de ces dérivés barbituriques sont plus stables s’il y a fixation de deux chaînes latérales au noyau barbiturique.
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20 L'introduction d’une double liaison dans une ou dans deux chaînes latérales, en position 57 ou en yè par rapport au CO du noyau barbiturique (que la chaîne latérale soit de forme cyclique ou acyclique) modifie complètement le mode de fixation de l'iode et du brome. |
a) L’acide hypoiodeux naissant se fixe sur cette double liaison (ou ces deux doubles liaisons si le composé est diallylé), il y a ensuite déshydratation et formation d’une lactone iodée ;
b) Avec l'acide hypobromeux la réaction est plus complexe.-Nous avons pu montrer qu'une partie du brome se fixe à l'azote du noyau barbiturique tandis qu'une autre partie se fixe sous forme d’acide hypobromeux sur la chaîne latérale après rupture de la liaison éthylénique.
Le brome fixé à l’azote ne l’est que d’une façon instable. On ne peut finalement isoler du champ de la réaction qu'une lactone bromée résultant de la déshydratation du composé formé par fixation de l'acide hypobromeux sur la liaison éthylénique.
3° Comme application de ces recherches, nous avons pu établir :
a) Pour les dérivés barbituriques à chaînes latérales monoallylées ou diallylées une sorte d'indice d’iode ;
b) Nous avons pu opérer le dosage de ces composés lorsqu'ils se trouvent associés à des dérivés barbituriques porteurs de chaines latérales saturées ou benzéniques (somnifène).
Les composés nouveaux préparés au cours de ce travail sont les suivants :
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Dérivés bromés de l'acide diéthylbarbiturique (véronal) :
NH — CO CH
CO< re NNBr — CO N\GH:
Point de fusion : 270°.
Dérivé bromé de lacide éthylbutylbarbiturique (soné- TANT | NH — CO C*H° CO SC NNBr— CO \Hs
Point de fusion : 2r2°.
Lactone iodée de Pacide allylisopropylbarbiturique :