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Les expériences et les théories

Sans doute, riche de ces expériences, la Macrobiotique possède-t-elle où possèdera-t-elle bientôt les moyens pratiques d’effacer la déchéance physique et intellectuelle de la viillesse, mais cela ne saurait suffire au philosophe toujours désireux de trouver dans les faits, par-delà leur but immédiät, une explication générale de l’Univers. C’est pourquoi certains savants qui s'étaient déjà depuis longtemps adressés à la science par des moyens divers pour résoudre le problème de l’origine et de la destinée humaines et dont les théories s’étaient évanouies, eurent recours encore à cette très ancienne Macrobiotique qui avait déjà enchanté tant d’imaginations.

L'un d'eux, Metchnikoff, édifia sur elle un vaste système philosophique qu’il convient d’exposer. Son érudition très grande, ses connaissances scientifiques très vastes en anatomie comparée et en microbiologie, donnent à ses deux livres, « Etudes sur la nature humaine » et « Essais optimistes », le plus vif intérêt.

À considérer l’homme récemment évadé de l'espèce simienne, on trouve dans ses différents organes et appareils des désharmonies qu’il doit à ses ancêtres anthropomorphes. En premier lieu la fonction digestive est particulièrement riche en organes rudimentaires, source de nombreux maux, Les dents de sagesse, dont le pouvoir masticateur est nul et dont l’éclosion arrive fort tard, sont nuisibles, car elles sont le point de départ de caries, de fluxions, de suppurations parfois mortelles; elles sont aussi l’origine des néoplasmes de la mâchoire. L’appendice cœcal mérite également notre attention, car souvent il s’enflamme pour des causes minimes et détermine les pires causes pathologiques. Cependant comme le témoigne son ablation, ses services sont nuls dans la digestion, Le gros intestin lui-même, laboratoire de poisons, est un organe superflu dont la suppression ne pourrait amener que des résultats heureux, Quant à l'instinct qui préside au choix des aliments, il est déficient et même perverti puisque l’homme s’empoisonne quotidiennement avec des substances toxiques, alcool, etc.). Si on interroge les fonctions reproductrices, les mêmes désharmonies apparaïissent. Les organes sexuels internes révèlent un certain fond d’hermaphroditisme : il y a parfois, dans un sexe, des rudiments d’organes de l’autre, qui peuvent prendre à un moment un développement néoplasique ou kystique. Le prépuce et l’hymen paraissent être des membranes homologues que certains peuples s’attachent à détruire sans inconvénients. Mais dans la fonction génitale ce sont les instincts dont les désharmonies sont les plus préjudiciables à l’espèce humaine : ainsi la précocité de la sensibilité sexuelle cause l’onanisme, si répandue parmi les garçons au détriment de leur santé et de leur développement physique et intellectuel; sa persistance chez le vieillard provoque encore mille manifestations perturbatrices.

Quant à l'instinct familial, il est parfois entaché d’aberrations profondes : la plus banale est celle qui pousse la femme à se soustraire aux devoirs de la maternité en usant

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