SÉANCE DU 28 NOVEMBRE
même il rappelle un peu quelques exemplaires de la seule espèce vivante indiquée jusqu’à présent comme 7. baculatus Montf. Avant de procéder à la description du fossile, je dois présenter quelques observations sur le nom de Tinoporus. Après une comparaison attentive de la description et de la figure originale du 7°. baculatus de Montfort (Conchyliologie systématique, vol. [, page 147, planche de la page 146, 1808) avec les figures et plusieurs exemplaires des formes vivantes que MM. Carpenter et Brady identifient à la forme susdite, je pus me convaincre que le 7. baculatus typique de M. Montfort n'a rien de commun avec les dernières. Le 7°. baculatus n'est autre chose qu'une variété de Calcarina (Siderolites) Spengleri (L.), comme le prouvent les caractères suivants : les épines irrégulières, les chambres assez larges et régulièrement disposées (quoique ces caractères, dans la figure de M. Montfort, aient été exagérés et idéalisés), l'ouverture bien visible à l'extérieur ; le fait que l'organisme se trouve aussi, selon Montfort, dans l'Adriatique, etc. Du reste M. Montfort même a mis en synonymie de son 7°. baculatus, le Nautilus Spengleri.
Cela établi, la forme épineuse (mais bien différente du N. Spengleri, L.), qui vit près des îles de l'Océan Pacifique sur les rivages de, r la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, des îles Samoe, etc., forme qui fut { À indiquée et figurée par MM.Carpenter et Brady comme 7. baculatus, W ne peut absolument pas conserver ce nom. On ne peut pas lui appli- # = quer le nom générique de Orbitolina Parker and Jones, parce que ce -Ÿ nom fut employé antérieurement par. M. d'Orbigny pour des formes assez différentee; par conséquent, je proposerais pour elle le nom de Baculogypsina Sacc., 1803.
Quant au nomspécifique, je crois qu'on peutlui appliquer celui desphærulata Park. and Jones (1860) puisque ces auteurs, dans leur ouvrage
« On the Nomenclature of the Foraminifera » donnent ce nom à des foraminifères qui vivent près des formations corallines de Fiji, et sur les côtes de la Nouvelle-Zélande; foraminifères qui sont voisins des Gypsina, mais qui possèdent une ou plusieurs épines {constituées de cellules comme le reste du corps, maïs seulement plus comprimées) caractères qui concordent parfaitement avec ceux de l'espèce que, par les raisons données, je proposerais d'appeler Baculogypsina sphaerulata (Parker and Jones).
Or. par sa forme extérieure, le fossile susindiqué du Miocène de Turin, quoiqu'il puisse être seulement une portion de quelque animal de mer, a quelque ressemblance avec les Baculogypsina. Comme il est ici question d'un exemplaire qui est resté Jusqu'à présent unique, depuis um