‹ Sur un cas d'amyotrophie diffuse: Consécutive à une commotion par éclatement d'obusChapitre 17 sur 32 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

Sans doute, peut-on rapprocher de ces observations les atrophies musculaires d'un membre ou d'une partie du corps qui s’installeraient parfois en quelques jours après une commotion.

Du Roselle et Oberthur en ont signalé deux cas. Dans un - cas, l'amaigrissement a porté sur la moitié droite du corps avec affaiblissement des réflexes tendineux de ce côté, s’accompagnant de légers troubles sphinctériens. En 10 jours, la cuisse droite mesurait 4 centimètres et le mollet 3 centimètres de moins que l’autre côté ; l'épaule et le bras droit étaient également atrophiés.

Deux mois après, la réparation était presque complète.

ETUDE CLINIQUE DES AMYOTROPHIES POST-COMMOTIONNELLES

Donc, à l'heure actuelle nous pouvons avoir une vue d'ensemble sur cette question des amyotrophies post-commotionnelles. Si nous rapprochons l’une de l’autre les observations publiées, nous constatons que ces atrophies musculaires consécutives aux commotions spinales ont leurs caractères cliniques propres.

Elles ne sont jamais immédiatement consécutives à la commotion. Il y a toujours entre la commotion et l'apparition des phènomènes paralytiques un intervalle pendant lequel le blessé est absolument conscient. Cet intervalle est variable, tantôt lent, tantôt assez espacé.

Osservarion I. — C'est le troisième soir que l'impotence musculaire apparaît brusquement.

OgservarTion II. — Dans le train sanitaire, le deuxième soir, le blessé est pris brusquement d’une paralysie des membres supérieurs.

Osservarion III. — Quinze jours après seulement, le blessé observe de l’impotence musculaire.

Page 1