‹ Sur un cas d'amyotrophie diffuse: Consécutive à une commotion par éclatement d'obusChapitre 18 sur 32 · DES ETES · texte numérisé non relu

DES ETES

Onsenvariox IV. — Premiers troubles d'impotence durant le voyage d'évacuation, le sixième Jour après l'accident. AS

Ossenvarion V. — Intervalle de quinze jours entre la commotion et le début des accidents.

Onservarion VI. — Trois à quatre semaines seulement après la commotion, impotence des membres inférieurs.

Ogservarion VII. — Exceptionnellement, la paralysie s’installe après trois jours passés dans le coma.

Après cet intervalle, la paralysie s'installe brusquement ou non. Si des phénomènes d’impotence la précèdent le blessé s’en rend compte.

Les phénomènes de paralysie sont généralement très étendus. Ainsi dans les observations I, Il, IV, VI et VIT, la paralysie est-elle absolue, sauf pour les muscles de la tête et du cou. Dans l'observation III l'on n'a observé que l’impotence de l'épaule droite et du bras gauche. Dans l'observation V, il n'y a eu que la paralysie du bras gauche.

L'atrophie s’installe rapidement et se généralise presque toujours. Les muscles de la tête et du cou sont généralement respectés.

Onservarion [. — Atrophie des muscles, avec atrophie notable des mains, type Aran-Duchenne.

Atrophie des masses sacro-lombaires.

Ogservariox [IT — Atrophie des mains et de l'extrémité inférieure des avant-bras, type Aran-Duchenne.

Ossenvarion IT, — Atrophie des membres supérieurs, atrophie des jambes.

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Ogservarion IV. — Atrophie généralisée, sauf aux muscles de la tête. |

Ogservarion V. — Atrophie des membres supérieurs, en partie des membres inférieurs.

Ogservarion VI. — Atrophie généralisée.

Ogservarion VII, — Atrophie généralisée, sauf aux membres de la tête et du cou.

OgservarTiON IX. — Atrophie de la moitié droite du corps.

Presque toujours les réflexes tendineux sont abolis (Obs. I, IN, V, VIT). Dans aucune observation, on ne signale des troubles. des sphincters, ni des troubles trophiques. En général, il n'y a pas de troubles de sensibilité ; dans l’observation VI seule, on signale une abolition de la sensibilité ; nulle part ‘on ne signale des phénomènes douloureux spontanés.

La réaction de dégénérescence a été signalée dans toutes les observations, sauf une.

Enfin, toutes ces observations montrent que ces atrophies musculaires ont une tendance remarquable à l’amélioration spontanée ; quelquefois même l’amé- Jlioration a été telle que le mot de guérison a pu être prononcé.

Or, tous ces caractères cliniques, nous les retrouyons dans l’observation que nous publions, ce sont sur ces caractères cliniques que nous nous appuyons pour affirmer notre diagnostic. ;

Il semble que chez notre malade il y a eu également un intervalle entre l'accident et le début des phénomènes paralytiques. La paralysie s’est installée,

LE ET ee

suivie d’amyotrophie généralisée. Peu à peu l’amélioration est survenue et depuis les progrès sont restés constants et progressifs. Comme dans nos observations, les réflexes tendineux sont abolis, il n'y a pas de troubles des sphincters, ni de troubles de sensibilité. Les muscles touchés présentent la réaction de dégénérescence.

L’atrophie musculaire consécutive aux commotions a donc son histoire clinique spéciale. L'observation que nous avons apportée vient apporter un appui à la symptomatologie de cette affection.

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