‹ Sur un cas d'amyotrophie diffuse: Consécutive à une commotion par éclatement d'obusChapitre 28 sur 32 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si nous n’avons donc pu apporter de preuves décisives tant pour expliquer la pathogénie des lésions -produites par les commotions par explosions d’obus que pour en démontrer leur nature, il n’en ressort pas moins que notre observation a son intérêt.

Elle apporte un document de plus à l'étude des amyotrophies généralisées post-commotionnelles. Elle nous aide à en faire ressortir l'entité clinique. Nous savons que ces amyotrophies peuvent ne pas se développer immédiatement après le traumatisme, mais réserver un temps de latence de plusieurs jours ou même de quelques semaines avant leur apparition, qu’elles ont une évolution assez lente, régulièment progressive vers la généralisation, qu’elles ne s’'accompagnent pas de troubles de la sensibilité, ni trophiques, ni des sphincters ; que les muscles lésés présentent les réactions électriques classiques groupées par Enrs sous le terme de réactions de dégénérescence ; qu'elles ont une tendance remarquable à l'amélioration.

Il est probable que ces amyotrophies sont liées à des lésions plus ou moins profondes de cellules radi-

LME Ve

culaires antérieures de la mœælle épinière. Regrettons ‘ une fois de plus, que chez notre malade l’autopsie n'ait pas été possible.

Quoi qu'il en soit, il nous a paru intéressant de faire ce travail sur ces amyotrophies consécutives aux commotions par éclätement d'obus, en raison de leurs particularités cliniques, de leur nature, et, des espérances que peut nous laisser entrevoir leur

pronostic.

Vig'E Vu:

Nancy, le 2 Juin 1920. Nancy, le 2 Juin 1920. Le Président de la Thèse, Le Doyen, HAUSHALTER. E. MEYER.

Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :

Nancy, le 3 Juin 1920.

Le Recteur de l’Academie, Cu. ADAM,

Membre de l'Institut.

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