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sous-arachnoïdien pour qu'il puisse venir distendre avec assez de brusquerie les gaines lymphatiques de la circulation interstitielle de la moelle, on ne saurait admettre qu'un pareil choc puisse survenir, sans être accompagné des phénomènes d’inhibition, qui résulteraient de la contusion même par ce choc liquide des noyaux des pneumo-gastriques qui se trouvent précisément à l'extrémité inférieure du quatrième ventricule, c’est-à-dire au point dénommé par Duret « cône de soulèvement ».
Donc, ici encore cette théorie ne pourrait convenir à expliquer les lésions diffuses que nous avons étudiées.
Théorie de la résonance vibratoire
Mairet et Durante ont soutenu la théorie suivante qui nous semble la plus rationnelle et la plus explicative :
Il y a deux phénomènes dans l’explosion d’un obus : d’uné part, la transformation subite d'un solide en une masse gazeuze, qui rompt les parois du projectile, se traduit par un bruit éclatant variant de tonalité suivant l’explosif et son enveloppe, c'est la détonation.
D'autre part, l'expansion de ces gaz produit une vague dont la pression, à 3 ou 4 mètres, peut dépasser 1.000 kilogrammes par mètre carré à une vitesse de 276 mètres à la seconde.
À de telles vitesse et pression, ces gaz agissent comme des corps contondants. Mais les lésions qu'ils
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déterminent seront dans l’ordre de celles produites par les chocs, les contusions, c’est-à-dire des déchirures par coup ou contre-coup, des hémorragies par attrition en nappes ou en foyers, dont le siège dépendra du point où a porté la vague et sa direction. Donc nous admettons ici que, pour une part, le choc gazeux et le choc du liquide céphalo-rachidien peuvent intervenir dans la pathogénie des lésions commotionnelles.
S1 ces théories n’ont pu tout nous expliquer, c'est qu’elles ne tenaient compte que de ce choc produit par l'explosion, mais non de la détonation.
La détonation est un phénomène d’un autre ordre. Ce n’est pas le choc violent d’une masse animée d’une grande vitesse, mais une vibration, ébranlant l’organisme d'une facon générale. Sans prédilection pour les organes les plus superficiels ou les plus directement exposés, elle retentira surtout sur ceux que prédispose une meilleure conductibilité vibratoire.
Ces lésions seront essentiellement diffuses et en quelque sorte élémentaires. Il n’y a pas attrition, écrasement, déchirure d’une portion d’organe, mais des lésions électives, portant sur les éléments qui, pour des raisons physiologiques ou anatomiques sont incapables de supporter ces phénomènes vibratoires. « C’est le verre qui se brise, sous l'influence d'un son intense, tandis qu’il est brisé d’une autre facon par un choc ».
Alors que les grosses lésions en foyer se rapportent plutôt à l’action du choc gazeux et ressortissent plutôt des contusions, c’est à la résonance vibratoire
LE ASPIRE que semblent répondre les lésions diffuses que nous avons observées. |
Le marmitage de l'écorce cérébrale par des éclats de la table interne, les ruptures vasculaires corticales, vu leur diffusion, répondent moins à un choc qu'à un ébranlement général. Les os et les liquides étant éminemment propres à transmettre les mouvements vibratoires, on comprend que la calotte cranienne, le rachis, qui protègent les centres nerveux contre les contusions, soient peu efficaces contre la commotion et que l’encéphale, ainsi que la moelle, se trouvent ainsi plus fréquemment intéressés que d’autres viscères mieux protégés par des tissus plus mous. | :
Dans ces ruptures vasculaires, il y a lieu de tenir compte de la réplétion des vaisseaux au moment de l’accident. Il est probable que, toutes choses égales d’ailleurs, les lésions varieront d'intensité selon que les vaisseaux seront en diastole ou en systole, selon que le sujet sera congestionné ou:anémié, aura une pression vasculaire forte ou faible. L'’élévation de la pression sanguine constatée par notre camarade Bonnet sous l'influence du bombardement pourrait agir comme cause prédisposante. |
Avec cette théorie l'on s'explique très bien que, dans toutes nos observations, le choc de la vague aérienne nintervenant pas et les phénomènes du début paraissant alors insignifiants, il puisse se produire, sous l’influencede cet ébranlement vibratoire, et cértaines causes prédisposantes venant sans doute : à l'appui, des hémorragies minimes et multiples de