‹ Sur un cas d'amyotrophie diffuse: Consécutive à une commotion par éclatement d'obusChapitre 5 sur 32 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Nous trouvant en présence d’une atrophie museulaire, il nous reste à en faire le diagnostic. Est-elle d'origine myélopathique, c’est-à-dire relevant d'une affection dela moelle ? Ou bien d origine myopathique, c'est-à-dire dûe à une myopathie primitive progressive ? Ou bien encore d'origine névritique ? La para-, plégie dépend-elle de l’atrophie musculaire, ou inversement avons-nous affaire à une paraplégie primitive à laquelle a succédé l’atrophie ? Et dans ce cas, quel serait lé pourquoi de cette paraplégie.

Ce diagnostic étiologique, nous arrivercns à Île poser en étudiant toutes les causes possibles de paraplégie ou d’atrophie musculaire chez l'enfance. Nous verrons et éliminerons rapidement les affections congénitales. Puis nous étudierons toutes les paraplégies acquises, celles à début aigü et celles à début lent. |

Et enfin cette revue d'ensemble ayant été rapidement passée, nous verrons que nous serons obligés de classer le cas spécial qui nous intéresse ici, dans le cadre des paraplégies traumatiques, c’est-à-dire celles dont l’origine remonte à un traumatisme.

RAP ENE e:

AFFECTIONS CONGÉNITALES. — À l’exception de quelques cas très exceptionnels de paraplégies radiculaires par traumatisme obstétrical et de la myatonie congénitale, les paraplégies congénitales sont presque toujours spasmodiques. Immédiatement nous éliminons ici le syndrome de Little ainsi que la diplégie et la paraplégie cérébrales infantiles.

Certes, la symptomalogie de la myatonie congé- nitale décrite en 1900 par Oppénheim (de Berlin) offre, par plus d’un point quelque ressemblance avec celle de notre jeune malade. Ici le symptôme essentiel, c’est la flaccidité, l’atonie musculaire, avec diminution ou abolition des réflexes.

Cette atonie frappe surtout les muscies des membres inférieurs, généralement aussi à un degré moindre ceux des membres supérieurs, rarement ceux du tronc et du cou, jamais ceux des yeux, de la langue et du pharynx, niles muscles respiratoires ou les sphincters.

Elle est telle qu'on peut imprimer aux membres des mouvements excessifs dans toutes les articulations ; les muscles sont mous et flasques ; quelques faibles contractions volontaires sont encore possibles mais insuffisantes pour déterminer des mouvements.

L'enfant ne peut naturellement marcher, ni se tenir debout; quand les muséles du tronc sont touchés, il ne peut même se tenir assis. Il nyapas de trouble sensitif, sensoriel ou psychique.

Il est évident que c’est cette atonie musculaire qui, chez notre malade, nous avait frappé de prime

abord. Mais ici, le fait est certain, nous n'avons pas

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