‹ Sur Un Cas D'Appendicite ChroniqueChapitre 18 sur 32 · CT UE · texte numérisé non relu

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dént, l’autre quinze jours après sa naissance (la mère, nous dit le malade, ayant eu la scarlaline pendant sa grossesse).

À 39 ans, scarlatine légère. Le malade a toujours été constipé. A 42 ou 43 ans, M. X... commence à ressentir des malaises, une grande dépression physique.

Mobilisé le 31 mars 1915 dans un village où il lui était impossible de suivre un régime alimentaire convenable, il éprouve de nouveau des douleurs dans la fosse iliaque droite. Du mois d'août au mois d'octobre de la même année il est atteint de quatre anthrax el de nombreux furoncles. L'hiver 1915-1916 se passe assez bien. En juillet 1916, il est pris de nouveau de malaises, il perd l'appétit et le sommeil, il se sent abattu. Cet état dure un certain temps. En janvier 1917, grippe suivie de dépression nerveuse qui persiste pendant trois ou quatre mois. ;

Fin avril 1917, crise aiguë d'appendicite qui dure trois semaines. Depuis celte époque, le malade a toujours souffert plus ou moins du côté droit du ventre.

Je vois le malade pour la première fois, le 15 août 1917, et je constate l'existence d'une appendicite chronique. La palpation de la fosse iliaque droite révèle nettement l'existence d'une induration douloureuse à la pression. Je conseille à M. X... de se faire opérer.

Il accepte avec empressement, car il espère (rouver enfin dans cette intervention la fin de ses misères.

L'opération est pratiquée le 20 août. Aprés avoir incisé la paroi abdominale (incision de Jalaguier), j'introduis deux doigts dans l'abdomen et je tombe sur une induralion de forme arrondie que J'attire vers l'orifice de l'incision. Je croyais que c'était l'appendice, mais, après avoir altiré davantage cetle induration, je constatais qu'elle ne présentait pas les caractères d'un appendice.

Enfoncant mes doigts plus profondément, je reconnus qu'il existait une autre induralion. Je cherchai à l'altirer comme la précédente, mais elle était collée à la fosse iliaque et entourée d'une portion d’épiploon qui lui adhérait.

: Je détachai ces différentes adhérences et je pus enfin faire sortir hors du ventre celle seconde induration qui représentait bien l'appendice. Je Hai l'organe à sa base et l'extirpai. Enfouissement du moi-

Ur

gnon. Le cæcum, un peu adhérent au péritoine pariétal, était très rouge et tomenteux. Je drainai avec un drain et une petite mèche. Les suiles opératoires furent excellentes et le malade guérit très bien de son opération.

L'intérêt de cette observation vient particulièrement de l'étude de Ja pièce (Voir la figure).

L'appendice était long; le quart supérieur était un peu augmenté de volume, mais le reste de l'organe était très hypertrophié. La cavité de l'appendice présentait une dilatation anormale.

: A l'union du liers supérieur et des deux tiers inférieurs et sur la

partie externe de l’appendice se trouvait une sorte d'ampoule du volume d'une petite noix qui était rattachée à l'appendice par un petit pédicule.

La section de l'appendice dans le sens vertical permet de constater que les parois de cet organe étaient extrêmement hypertrophiées dans ses deux tiers inférieurs.

Dans la cavité de l’appendice se trouvait une petite quantité de liquide muco-purulent.

Cette cavité communiquait directement par un orifice arrondi et très net avec l'ampoule accolée à l’appendice. Au niveau de cet orifice, la muqueuse appendiculaire paraissait se continuer directe-

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