‹ Sur Un Cas d'Épithélioma de la ParathyroïdeChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons observé un cas d’épithélioma de la parathyroïde, vérifié histologiquement. De tels cas sont excessivement rares et ceux que nous avons retrouvés dans la littérature ne sont probants ni du point de vue clinique, ni du point de vue histologique, exception faite pourl’observation de SAINTON et MiLLor.

La malignité de la tumeur parathyroïdienne n’a été prouvée que par l’histologie ; cliniquement, l’évolution était en tous points comparable à celle d’une maladie de Recklinghausen.

On peut objecter que la calcémie n’est pas retombée à la normale après l'intervention, comme dans la plupart des cas d’ostéose parathyroïdienne opérés. On peut également regretter que l’autopsie, malheureusement impossible à réaliser, n’ait pas révélé l’existence de métastases.

Il est permis de se demander à quoi tient la rareté de cette localisation du cancer sur les glandules parathyroiïdes ? Tous les cancers endocriniens représentent des exceptions, et parmi ceux-ci on peut observer dans l’ordre de fréquence

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décroissant : les épithéliomas du corps thyroïde, des surrénales, et du pancréas interne enfin.

La fréquence relative des épithéliomas thyroïdiens, nous permet d'éliminer une question régionale dans la génèse des épithéliomas parathyroïdiens.

Un fait curieux à constater est le suivant : quand une glande à sécrétion mixte est frappée par le cancer, c’est presque toujours la portion exocrine qui est touchée.

Le syndrôme d’hypersécretion hormonale auquel nous avons assisté, s’observe en général avec des lésions adénomateuses ou au minimum, avec une simple hyperplasie de la glande. Le syndrôme d’hypofonctionnement est plutôt le fait du cancer, et l’histologie nous en fournit une explication puisque dans ce cas on se trouve en présence de cellules dédifférentiées.

Notre maître R. HUGUENIN a pu cependant rapporter des cas de cancers thyroïdiens où l’hyperfonctionnement glandulaire était manifeste. À vrai dire ces cas sont tout à fait exceptionnels.

Les surrénalomes également, donnent quelques fois lieu à un syndrôme de virilisme chez la femme, traduction de l’activité glandulaire exagérée.

Le problème ancien soulevé par HERDHEIM, n’est toujours pas résolu. Cet auteur pensait que les lésions anatomiques découvertes dans la ou les parathyroïdes, étaient la conséquence, et non la cause, des désordres du métabolisme calcique et plus spécialement des troubles osseux observés.

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