INTRODUCTION
Les épithéliomas de la parathyroïde sont encore actuellement une rareté clinique. Nous en avons recherché dans la littérature les différents cas rapportés, et avons été frappés de leur caractère d’imprécision : soit que le diagnostic d’organe n'ait pas été posé avec certitude, soit que la malignité de la tumeur découverte n'ait pas été prouvée histologiquement.
L'observation que nous rapportons illustre un cas pour lequel le diagnostic d’ostéose parathyroïdienne semblait facile à poser ; l'apparition d’une tumeur cervicale était même venue nous faciliter la tâche. En réalité, il s'agissait d’un épithélioma parathyroïdien, ainsi que l’histologie devait le prouver de façon indiscutable.
On sait aujourd’hui que dans bien des cas d’ostéose parathyroïdienne on trouve habituellement un adénome de la glande, ou au minimum des lésions d’hyperplasie.
Îl est très intéressant nous semble-t-il de constater qu'une tumeur maligne a pu réaliser le tableau que l'on doit en général à une tumeur bénigne. D'une façon générale on observe plus souvent dans les cas de cancer, un hypofonctionnement de la glande lésée. L'histoire de notre malade s'identifie au contraire en fous points, avec le tableau classique de la maladie de Recklinghausen : mêmes symptômes cliniques, humoraux et radiologiques. Or, dans cette dernière affection, la perturbation glandulaire se fait dans le sens de l'hyperfonctionnement.