‹ sur un cas de Gangrène symétrique des doigts à évolution aiguë (Contribution À L'Étude De La Maladie De Raynaud)Chapitre 20 sur 25 · RAGE · texte numérisé non relu

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rant tous les éléments de la région, glande et vaisseaux. Malgré cette infiltration considérable, l’artériole principale de la préparation n’est pas oblitérée.

D’autres artères plus petites sont perméables; quelques vaisseaux capillaires sont gorgés de sang, sans processus inflammatoire du côté de l’endothélium.

Les oblitérations vasculaires siègent presque uniquement sur les veines; il y a des phlébites capillaires et sans doute c’est à la faveur de ces phlébites que s’est développée la septicémie qui a emporté la malade.

Les morceaux de peau prélevés au-dessus du sillon d'élimination donnent les mêmes figures, avec cependant une infiltration des globules blancs très atténuée; il y a encore des phlébites, mais une conservation de calibre des petites artérioles bien suffisante pour que la circulation ne se trouve pas complètement entravée.

« En résumé, conclut Dufour, les lésions nerveuses, les lésions vasculaires périphériques ne suffisent pas à expliquer la gangrène. »

Rappelons, à la suite de cet exposé, la remarque que fait Bréhier à la fin de l’Observation IV que nous avons citée.

« L’autopsie a été pratiquée, dit-il; on manque de détails à son sujet: seulement une dissection attentive des vaisseaux du pied montre l’intégrité de leurs tuniques. » |

Concordance formelle entre deux conclusions d’autopsies qu’il ne nous est pas permis de confronter à

d’autres, puisque ce sont les deux seules que nous connaissions.

En résumé, intégrité des nerfs périphériques et des tuniques des vaisseaux au niveau des extrémités gangrenées. Phisalix, à la suite de sa communication faite à la Société de Biologie « sur un cas de maladie de Raynaud obtenue expérimentalement », conclut dans les mêmes termes et ajoute: « Il est probable que c’est dans une lésion du système nerveux central qu’il faut chercher la cause des troubles trophiques qui ont amené chez ce cobaye la gangrène symétrique de la peau aux extrémités des membres. »

En réalité, de nombreux auteurs ont décelé une artériolite au niveau des artérioles terminales des membres. Nous reprendrons cette question au chapitre suivant en étudiant la pathogénie du syndrome de Raynaud à évolution aiguë.

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